Centrafrique : nouveaux affrontements à Bambari

Publié le : mardi 23 décembre 2014
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Dans son dernier compte-rendu concernant l’opération Sangaris, en Centrafrique, l’État-major des armées (EMA) a indiqué, pour le secteur de Bambari, que « la situation reste marquée par les tensions entre les différents courants de l’ex-séléka », l’ancienne coalition rebelle à dominante musulmane qui avait renversé le président Bozizé en mars 2013.

« Pour autant, a-t-il ajouté, des signes encourageants sont là encore perceptibles, comme la tenue à Bambari d’une réunion rassemblant des représentants des anti-balakas [ndlr, groupes armés à dominante chrétienne], des ex-sélékas et les autorités locales, en présence de représentants de la MINUSCA [ndlr, Mission des Nations unies en Centrafrique] et de la force Sangaris. »

Visiblement, il ne faut jamais se réjouir trop vite en Centrafrique. Ce que l’on pense acquis un jour ne l’est plus le lendemain. Ainsi, entre le 19 et le 20 décembre, au moins 20 personnes ont été tuées, justement dans le secteur de Bambari, lors d’affrontements entre groupes armés.

« Une attaque a été lancée vendredi par des (milices) anti-balaka contre des Peuls armés et des ex-rebelles Séléka dans les environs de Bambari. Au moins douze d’entre eux ont été tués lors de cette attaque », a fait savoir un responsable de la gendarmerie centrafricaine, rapporte l’AFP.

« En représailles (…) des affrontements ont éclaté samedi entre anti-balaka et Peuls armés ainsi que les ex-Séléka à Kouango, près de 90 km plus au sud, faisant au moins 8 morts d’après un bilan qui est provisoire et qui peut s’alourdir », a ajouté cette source, qui a également précisé qu’il y avait « au moins autant de blessés ». En outre, plusieurs dizaines de maisons ont été incendiés et de nombreux habitants ont pris la fuite.

Le cas de Bambari n’est pas isolé : la semaine dernière, il s’est passé aussi la même chose à Mbrès, à 300 km au nord de Bangui. Des combats entre anti-balakas et ex-Séléka y ont fait 28 tués quelques jours après une cérémonie de « réconciliation » organisée sous l’égide de la MINUSCA.

Pour rappel, plus de 2 000 militaires français sont actuellement engagés en Centrafrique, que ce soit au sein de la Force Sangaris ou dans le cadre de l’opération de l’Union européenne EUFOR RCA.

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