Pourquoi nazis ? Parce que c’est ainsi que la presse gauchiste européenne va présenter la chose. Or, l’AfD n’est qu’un parti de droite nationale, relativement inoffensif, sauf pour les tenants du Système. Une élite en remplacera une autre, comme chez nous. Ce n’est qu’une question de temps, et Musk l’a bien compris, lui qui mise sur l’avenir.
Victoire d’Elon Musk
« Notre main sera toujours tendue pour participer à un gouvernement et pour remplir la volonté du peuple. » (Alice Weidel)
Concrètement, les sondages ne se sont pas plantés : Merz de la CDU-CSU est arrivé devant avec 28 % des voix, l’AfD de Weidel en deuxième avec 20 %, et la coalition de Scholz en troisième avec 16 %.
Naturellement, Eva Braun ne va pas prendre le pouvoir et déporter les migrants, mais l’aile droite de Merz aura le même poids – déterminant – que Marine avec Bayrou. Chez nous, le Président étant complètement dans les choux, c’est Bayrou qui tient la baraque, une sorte d’intérim avant 2027, ou plus tôt.

L’Allemagne penche à droite. Les deux premiers partis représentent 50 % de l’électorat. Les nazis auront donc dans les 145 députés, ce qui est énorme. En France, le RN fait autant de députés mais avec beaucoup plus de voix (33 %), la faute au scrutin à deux tours qui punit les partis qui ne trouvent pas de coalition, qui n’ont pas d’amis.

Tout le monde n’est pas d’accord avec ces résultats. Selon voxnr.fr, un site d’origine russe (ingérence !), les élections auraient été truquées en faveur des Verts (die Grünen) à l’ouest, pour faire contrepoids au succès attendu de l’AfD à l’est.
Il est vrai que le score des écologistes paraît, dans le contexte actuel où l’écologie politique s’effondre un peu partout – elle est assimilée au woke –, inexplicablement élevé. Il frôle même celui du SPD. Cela fait écho au score stupéfiant de Raphaël Glucksmann lors des législatives 2024. Quand on voit la popularité de ce va-t-en-guerre dans la rue, son regonflage extraordinaire d’un PS moribond paraît là encore aller contre la loi des grandes tendances.
Le principe du vote allemand (autant apprendre quelque chose) est spécial. On a relu deux fois le topo de The Conversation et on n’a rien compris :
L’Allemagne pratique un scrutin mixte où chaque électeur vote deux fois ; sa « première voix » porte sur un candidat de sa circonscription (règle majoritaire à un seul tour), et sa « seconde voix » porte sur une liste proposée par un parti à l’échelle régionale (celle des Länder).
La composition globale du Bundestag est proportionnelle au nombre de « secondes voix » qu’ont reçues les différents partis, pourvu qu’ils en obtiennent au moins 5 % nationalement (avec quelques exceptions).
Il y a donc deux types de députés : ceux élus directement dans des circonscriptions, et les autres, élus sur des listes partisanes afin que le résultat global soit bien proportionnel.
On est bien dans la révolte des nations, mais sourde : ça prend du temps. Parfois, une grosse guerre accélère les choses, mais on préfère que les révolutions nationales se fassent dans la paix.
On va pas se priver : la gueule des journalistes de France 24 !
Bimbo en plateau : « Alice Weidel, donc, qui a salué un résultat historique. Euh, ils sont fous de joie ses partisans ce soir ? »
Karim, envoyé spécial chez Eva : « Il y a un dispositif de sécurité très important autour, et puis une petite manifestation a été improvisée, mais plutôt d’anti-AfD, notamment des jeunes qui se sont rassemblés pour dire non à l’AfD, non au nazisme, parce que pour eux il n’y a pas de différence. »
Ah si, il y a une différence : sous les vrais nazis, la manif n’aurait pas duré cinq minutes. D’ailleurs, elle n’aurait même pas eu lieu. La preuve :