Hailé Sélassié n’était pas un dictateur au sens où il aurait installé un système autocratique à son service ou à celui d’une mafia prédatrice au sens où nous l’entendons habituellement.
Il avait hérité (bien sur pour les historiens tatillons (à raison), il n’était pas l’héritier légitime, mais il avait été nommé à la place de Lidj Yassou, qui Musulman, aurait rompu la lignée Chrétienne de l’Empire) d’un système théocratique qui était alors la plus ancienne dynastie de la planète. Ce régime était resté figé au fil des siècle et il a du faire face à l’invasion fasciste Italienne et la modernité criminelle occidentale et son raffinement technologique (gaz moutarde, char d’assault etc...).
Hailé Sélassié devait, après avoir réuni les troupes différents Ras qui composaient l’empire, être lui même au front. Les troupes Éthiopiennes furent défaites et pillèrent les villages dans leur déroute. L’Empire était déchu. Haïlé Sélassié devait retourner sur Addis Abeba. Plutôt que de prendre le chemin le plus direct, il fit un détour pour aller prier une nuit à Lalibella. Arrivé dans la capital, les Occidentaux lui permirent de fuir et de se rendre au siège de la SDN en Suisse. Là, il fit un discours mémorable et un diplomate Skandinave dira alors à son sujet : "Cet homme est la conscience du monde." Pour l’anecdote, dès 2001, Mahatir, le premier ministre Malaysien le citera verbatim dans son appel à contrer les manoeuvres de l’Empire Occidental.
L’Éthiopie sera envahit par l’Italie de Mussolini et des banquiers internationaux. Il sera réfugié au Royaume Unis où il vivra relativement simplement. Il était membre de sociétés organisées de la noblesse Occidentale et bien qu’un pion dans l’échiquier, il était conscient des projets de ces malades.
Il sera réinstallé par les Occidentaux, certainement pour défendre leurs intérêts. Les challenges auxquels il faut confrontés furent énormes. Il devait réformer, faire évoluer (dans le contexte de la "guerre froide") un pays que l’on peu qualifié (même si le terme est contestable le francophone comprendra) de moyen âgeux. Bonjour la gageure ! Peut-on changer des populations vivants depuis des siècles dans un système traditionnel pour les adapter au monde instable de l’après guerre ? Je résume, je le sais, il ne s’agit pas d’écrire un essais. Je tiens à préciser que j’ai travaillé près de Dix années au Sahel/Sahara auprès des peuples Songhoys et Touareghs (la zone est aujourd’hui interdite aux français) et que j’ai une petite e