Marion Sigaut – Pourquoi je vis à la campagne
31 octobre 2018 21:28, par Grindsel Tirédunevi
Quand on vient de la campagne on ne réalise pas forcément la valeur que ça a, et on ne l’associe pas spécialement aux vacances. Je pense qu’il y a une partie de l’exode rural qui est lié à l’attrait naturel que la ville exerce sur la campagne, avec l’ébullition et les opportunités que ça représente. Ceci est relativisé ces dernières années avec l’avènement d’internet, disponible presque partout, et avec les menaces qui pèsent sur les villes.
Il y a la fameuse loi sur la succession, clé de voute du code civil de Napoléon, ouvertement destinée à ruiner les français (à l’exception des 100 familles juives proche du pouvoir), qui dissout les propriétés, les familles, les traditions, et contribue puissamment à notre déracinement, notre individualisme, notre impuissance. Dans l’ancien régime une propriété se transmettait de père en fils (fils aîné généralement, ou le plus méritoire) sans division ni aucune intervention de l’Etat, ce qui contribuait à l’enracinement et aux maintient des traditions et de la cohésion familiale. Les fils et filles qui partaient de la maison recevaient une dot à leur mariage pour les aider à s’installer, et ils savaient que tous les efforts qu’ils feraient pour s’établir serviraient à leurs descendants. Chacun s’inscrivait dans une lignée. Les familles qui dominent le monde sont toujours dans cette logique.