La seule référence au réchauffement climatique faite dans l’article scientifique dont parle l’auteur du papier paru dans Contrepoint, c’est cette phrase :
Hence, cycles 25–27 marks a clear end of the modern grand period that can have significant implications for many aspects of solar activity in human lives including the current debate on climate change.
Il est faux de dire que les résultats obtenus par les chercheurs, qui ne concernent que la prévisions de l’activité solaire à venir, annoncent un refroidissement. Les conséquences possibles de ce ralentissement d’activité solaire sur le système climatique ne sont pas abordées. Zharkova n’annonce donc pas l’imminent début d’une nouvelle ère glaciaire ! D’autant qu’il ne faut pas confondre une ère glaciaire, due à l’évolution des paramètres orbitaux de la Terre, et qui dure plusieurs dizaines de milliers d’années, avec l’équivalent d’un Petit âge glaciaire, qui serait dû aux variation d’activité solaire (pas pour le GIEC !) et se compte en siècles.
Par ailleurs, d’autres scientifiques, en empruntant des chemins différents, ont déjà annoncé que le Soleil allait un peu s’endormir au cours du XXIe siècle. Certains ont fait le lien avec le système climatique de la Terre et annoncé un refroidissement (durées et ampleurs variées). L’article de Zharkova et al. (2015) est un élément de plus en prendre en compte pour ceux qui ne refusent pas a priori un rôle important du Soleil dans l’évolution climatique contemporaine. Les autres, du GIEC ou qui lui tournent autour, l’ignoreront comme ils ignorent tous les autres travaux pouvant aller dans ce sens.