Sur sa page Facebook, Caroline Fourest écrit à propos de “l’affaire des yeux crevés” :
“Une mise au point à l’intention de ceux qui relaient la propagande russe, relativisent les tortures en Ukraine, légitiment les enlèvements… tout en accusant de “haine ordinaire” ceux qui essaient de les dénoncer.”
Elle n’argumente pas. Du haut de son arrogance, de son pouvoir, elle ACCUSE.
Mais qui est-elle pour accuser ? Quel est la légitimité de son pouvoir ?
Est-elle l’ambassadrice de l’humanisme, de l’honnêteté intellectuelle, de la tolérance, de la vérité, de la morale, de ce qu’il faut dire ou penser, des mots qu’il faut utiliser ?
Non, cependant elle se présente comme tel pour déstabiliser un non-interlocuteur en le plaçant sur le banc des accusés. C’est une technique de manipulation violente, perverse qui oblige l’autre à douter de lui-même, à se justifier, à se taire, à se culpabiliser. C’est une négation de l’altérité, une refus de reconnaitre le droit légitime de s’affirmer, d’être sur et fier de soit (condition nécessaire pour se construire et construire avec les autres).
Olivier Berruyer a étudié la crise ukrainienne, son argumentation repose sur des faits, est articulée par une logique. Il n’a pas à douter de l’objectivité de la thèse qu’il développe. Il a le droit de citer.
Assez de ces censeurs institutionnels, de ces moralisateurs, de ce nouveau clergé qui ne dit pas son nom et qui dicte une morale totalitaire aux autres sans l’appliquer à lui-même.
Les blogs indépendants sont maintenant, de fait et de droit, le contre pouvoir de la presse ce qui corrige une situation obscène et injuste.
Au tour des blogs d’accuser ceux qui ont les yeux crevés.
FUCK THE PRESS, IN WEB WE TRUST !