L’Europe marche en somnambule vers une catastrophe humanitaire
5 septembre 2012 19:15, par X13
On s’apercevra très vite, à moins que ce ne soit su et expressément programmé, que trop de rigueur conduit inévitablement au sous-développement. J’ai pris plus d’une fois l’avion cette année, et chaque fois, économies d’Air France obligent, les vols avaient près d’une heure de retard. Les guichets à l’embarquement n’étaient pas tous ouverts et la bousculade, l’énervement et la fatigue qui en résultent vous font croire que vous êtes dans un pays ou une compagnie du tiers monde (dénomination méprisante que je ne partage pas parce qu’au moins, dans ces pays-là, vous savez à quoi vous attendre et l’ambiance "à l’attente" y est plutôt décontractée). A la poste on constate les mêmes dégâts : les usagers sont aux bords de la crise de nerfs et l’air y est hautement électrique ; deux guichets ouverts pour une queue qui fait entre 30 et 40 personnes. Si on ne compte que 3 minutes par personne (un minimum en dessous de la réalité) au guichet, faites le calcul pour le temps d’attente. Il en va ainsi de plusieurs services publics.
C’est la logique d’un capitalisme qui semble s’emballer sans possibilité de freinage et qui ne peut conduire qu’à de multiples catastrophes.