Les nouveaux contrôles dans les aéroports israéliens
11 juillet 2012 22:07, par Père_Zosimas(suite)
Alors que tout Juif peut non seulement obtenir la nationalité israélienne mais aussi devenir résident à Jérusalem simplement du fait de sa religion, tous les Palestiniens qui ont vécu hors de Jérusalem pour plus de 7 ans et/ou acquis une nationalité étrangère ou un permis de résidence à l’étranger perdent automatiquement leur "résidence permanente" dans la ville de leur naissance. Pour la communauté Chrétienne de Jérusalem, cela signifie que dans les 7 ans à venir, le nombre de Chrétiens dans la ville va probablement chuter à moins de 5300 personnes.
Israël n’a assigné que 13% de Jérusalem-Est pour la construction, accroissant dès lors grandement la densité d’habitations pour les Palestiniens dans la ville, tout en forçant les autres à partir. Ceux qui restent dans leur ville de naissance rencontrent des difficultés bureaucratiques lorsqu’ils tentent de bâtir une vie pour leurs familles.
Elias Baseer, comptable pour les YMCA à Jérusalem-Est, explique que "après une attente de 5 années, et quelques 150.000 NIS d’investis, j’ai finalement obtenu la permission de construire une maison dans le village de Beit Safata (Jérusalem-Est). Si je ne parviens pas à payer toute la construction de ma maison avant la fin de cette année, j’aurai à payer 50.000 NIS de plus pour une prolongation de mon permis de bâtir. Et après cette date limite, les autorités israéliennes pourront révoquer n’importe quand mon permis de construire."
Les Chrétiens luttent pour se garder à Jérusalem. Si la vie pour les habitants non-Juifs est aussi dure pour tous dans la ville, les Palestiniens Chrétiens ont à affronter d’autres complications du fait de leurs convictions religieuses minoritaires.
Si dans le passé, traditionnellement, les Chrétiens avaient des commerces prospères et vivaient dans les quartiers huppés de ce qui est aujourd’hui appelé Jérusalem-Ouest, de nos jours ils sont concentrés sur un marché limité, et du fait qu’Israël a isolé la Bande de Gaza de Jérusalem, ils n’ont plus comme possibilité de commercer qu’avec les 200.000 Palestiniens vivant à Jérusalem-Est.
De plus, une grande majorité de Chrétiens de Jérusalem travaille de nos jours pour des organisations non-gouvernementales chrétiennes, et ne perçoivent que des salaires minimaux.