Histoire du premier déclin français – Partie I : Jansénisme et édit de Fontainebleau
30 août 19:05, par Thémistoclès
Dans "La marche Rouge", Marion Sigaut a un tout autre point de vue.
"Les jansénistes appelés "la secte" sont répandus dans la magistrature, opposés à l’absolutisme, ils reprochent à Richelieu d’avoir fait alliance avec des princes protestants. (p28, 29)
Pour les jansénistes :
• l’homme est irrémédiablement condamné à faire le mal
• Dieu n’accordait sa grâce qu’à un petit nombre d’élus
• Jésus n’était pas mort pour toute l’humanité mais pour les seuls élus.
Le pessimisme des jansénistes s’opposait à l’humanisme des jésuites propagateurs des actes du concile de Trente.
(...)
CRÉATION DE L’HÔPITAL GÉNÉRAL
Le 27 avril 1656, considérant que la mendicité et l’oisiveté étaient la source de tous les désordres, le jeune roi Louis XIV signe l’édit créant l’Hôpital général. (p11)
La nouvelle institution absorbait d’un coup tous les établissements chargés de combattre la mendicité.
L’Église ayant refusé de bénir la Cie, celle-là s’opposa à sa présence, et l’Église n’y fut pas représentée. (16)
Abus de biens sociaux, galanterie, pillages, détournements, escroqueries et coucheries (chaque officière avait son prêtre !) sur fond d’atrocités, de fouet, de carcan, de torture et de mort lente, voilà le quotidien de la Salpétrière et de Bicêtre où les directeurs régnaient en maitres absolus habilement cachés derrière la "rigueur janséniste". (55)
(...)
Jusqu’à sa mort en 1660, Mr Vincent (de Paul) refusa l’institution, et en rétorsion, en 1738, le Parlement de Paris refusa l’enregistrement de la bulle papale canonisant Vincent de Paul. (24)