Je livre du bois et parfois du foin à des éleveurs, des gens super. Y’a toujours le café ou le vin blanc, parfois même un pourboire. Vraiment des gens biens, sur qui on peut compter en tant que voisin.
Mais les paysans ne comprennent que la moitié de ce qui leur arrive, juste assez pour se faire bien entuber par des délégués vendus et des renards encravatés.
La plupart ont grandi dans des familles relativement traditionnelles, avec des valeurs solides, au premier rang desquelles on trouve l’obéissance à l’autorité.
Le gendarme n’est jamais loin.
Et à la campagne on a peur du gendarme.
Alain Soral et E&R
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