Xavier Moreau – Censure YouTube, bataille du Donbass, nouvel ordre économique mondial
2 avril 2022 17:29, par Anne de MontmorencyDonc, d’après Moreau, « Kiev n’a jamais été un objectif prioritaire pour les Russes », c’était juste une diversion pour fixer des troupes ukrainiennes loin du Donbass ? Et maintenant que les Russes vont lancer leur « grande offensive » dans le Donbass, après avoir piétiné sur place pendant un mois, ils se retirent de Kiev et envoient ces troupes renforcer celles du Donbass, suivies par 30 000 soldats ukrainiens armés jusqu’aux dents par l’Occident ?
Qui peut croire une telle fable ?
Si les Russes voulaient « fixer » des troupes ukrainiennes sur Kiev, ils ne les libéreraient pas au moment exact où ils vont déclencher leur « grande offensive » sur le Donbass.
Ce qui explique l’échec des offensives russes dans toute l’Ukraine, l’encerclement raté de Kiev, la poussée ratée sur Odessa, et y compris Marioupol qui tient toujours après un mois d’encerclement, c’est le manque de fantassins. Les blindés, que ce soit au Liban, en Syrie ou en Ukraine, se font détruire par les armes anti-char légères. Il manque 150 ou 200 000 combattants à l’armée russe en Ukraine.
On dit que « la vie est presque normale à Moscou ». Mais la ville devrait être en effervescence, avec partout des bureaux de recrutement pour enrôler des volontaires et des queues à n’en plus finir. La Russie devrait mobiliser en masse. Car après un mois d’une opération coûteuse en hommes et en matériels, le Donbass n’est toujours pas libéré !
Cela signifie deux choses essentielles : que l’avancée de l’OTAN en Ukraine n’était pas vraiment une « menace existentielle » pour la Russie et que la Russie n’a pour l’instant aucune solution politique de sortie du conflit.
Ensuite, au vu des résultats actuels de l’opération, ce fut une erreur de ne pas attendre que les Ukrainiens attaquent en premier dans le Donbass. Car la Russie n’a pas recueilli de bénéfice de son initiative et c’est elle qui a été l’agresseur.
Plus le temps passe, plus le coût de l’intervention grimpe pour les Russes, pour des gains quasi inexistants, avec même des replis locaux, plus le moral des Ukrainiens remonte, et plus les armes de l’OTAN affluent en Ukraine.
On peut aussi conclure que la professionnalisation de l’armée russe et donc sa réduction drastique en effectifs, si elle permettait des interventions efficaces mais limitées comme en Syrie, n’était pas adaptée à un conflit avec un pays de la taille de l’Ukraine.
Il faut prier pour notre chère Russie...