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7 septembre 2021 17:59, par V.P.L.-A.
@Étudiant
Tout d’abord, les Mines Paris est une très petite école d’à peine 150 élèves par promotion, ce qui fait que tout le monde s’y connait plus ou moins personnellement, au sein d’une même promotion voir plus, professeurs comme étudiants (à titre d’exemple, X = 500 élèves par promo et Centrale 800). Aucune personne ne peut s’y sentir comme une goutte dans la mer, ce qui fait que chaque rapport entretenu et chaque cours dispensé est une opportunité pour se sentir privilégié dans son instruction et donne ainsi le sentiment de faire partie d’une élite qui se doit de se comporter comme une élite. (Les professeurs ne se promènent pas en baskets par exemple, contrairement à d’autres écoles.)
Mais ça encore, ce n’est qu’un luxe que d’avoir des cours en petit comité, mais ça évite le côté usine à futur commercial comme à Centrale Supélec.
Aussi, et c’est le plus important, c’est que les Mines Paris ont refusés de rejoindre l’Université Paris-Saclay par simple volonté idéologique, tout comme l’a fait l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers. Participer au modèle start-up et numérique ne pourrait pas du tout correspondre à ces deux écoles qui portent toutes deux leur propre particularité : l’Ecole des Mines est spécialisée dans l’énergie et la géologie, l’ENSAM dans le secteur de la mécanique, rien à voir avec ce qu’il y a au sein du plateau de Saclay. Néanmoins, elles savent bien que la transition vers le côté start-up et numérique est inévitable, mais elles n’en font pas leur fond de commerce contrairement à toutes les écoles de Saclay.
D’une certaine manière, elles veulent faire perdurer la tradition française des écoles spécialisées dans des milieux riches culturellement et ne pas imiter les campus à l’américaine où il est obligatoire de prendre les transports en commun pour rencontrer autres choses que des étudiants et des professeurs.