la primogéniture masculine ne concernait que les nobles et les paysans-propriétaires du sud-ouest. Elle s’est instituée petit-à-petit pour remédier à la division des héritages (qu’on pense aux petits-fils de Charlemagne !).
Les filles héritaient en occident. Ce sont les français qui ont ressorti cette histoire de lignage masculin pour faire pièce aux prétentions anglaises sur la couronne de France. (d’ailleurs, l’Angleterre a une reine).
Les filles des milieux paysans héritaient également, notamment dans toutes les régions à famille nucléaire (c’est-à-dire tout le domaine d’Oïl et la Provence). Le partage de l’héritage y était égal entre les enfants. Par contre, dans le haut-moyen-âge, les esclaves puis les serfs ne transmettaient pas d’héritage (leurs biens étaient attachés à la propriété seigneuriale). Il existait aussi de nombreuses autres formes de communautés familiales (par exemple les "communautés taisibles").
Concernant le mariage, l’Occident catholique (puis protestant) a institué le consentement mutuel des époux. On est donc très loin de la conception sémitique du mariage ! En fait, on est loin de toutes les autres conceptions du mariage, y compris hindoue ou chinoise.
Je pense que les délires actuels sur la famille et la filiation seront sans grande durée (quelques décennies tout au plus), le temps que l’Occident finisse de s’effondrer. C’est un délire final d’une société qui ne veut plus faire face à la mort et au tragique. Mais c’est un épiphénomène historique. Concernant l’homosexualité, je discerne d’ailleurs le sain libéralisme français de 1791 (hérité des romains) qui prône la liberté privé et la vertu publique, du délire actuel très récent (post-68). Là encore, c’est un épiphénomène.