" Si en 1349 les juifs ont effectivement servi de boucs émissaires à une population chrétienne affolée "
En 1349 il n’y avait pas de Juifs en France (ils avaient été définitivement bannis par Philippe le Bel), ni en Angleterre (depuis 1281 jusqu’en 1655, date où l’ordonnance d’Edouard Ier a été annulée par Cromwell après sa prise de pouvoir financée par les Juifs de Hollande).
L’Alsace était dans l’Empire germanique, et Strasbourg une ville épiscopale avec une immunité accordée par les évêques à une communauté juive (comme à Metz).
J’ai pu constater plusieurs fois que des faits d’antisémitisme rapportés étaient très exagérés et que le motif de révolte des populations contre eux étaient TOUJOURS la pratique de l’usure.
On retrouve toujours la même histoire : quelques familles juives très pauvres s’installaient dans une ville, elles sont bien accueillies, au bout de 20 ou 30 ans toutes les familles de la ville étaient surendettée, les Juifs avaient des gages et des hypothèques sur la moitié de la ville, et ils étaient devenus les plus riches. Forcément, il finissait par y avoir un groupe d’habitants qui s’attroupaient pour attaquer leur maison, ils faisaient un grand feu de toutes les archives des créances, et les Juifs devaient quitter la ville sans redemander leur reste. Il faut savoir que le prêt à intérêt était formellement interdit en France depuis des siècles. Quand ce genre de révoltes se multipliait, les autorités laïques (le roi ou le comte) qui ne pouvait plus assurer leur sûreté décidait de les bannir. C’est ce qu’on appelle un progom causé par l’antisémitisme des chrétiens.
C’est ce qu’on appelle des progoms causés par l’antisémitisme des chrétiens.
2 000 Juis brûlés, ça doit être 200 ou 20, et sûrement pas par le tribunal de l’Évêque.