Création monétaire, dette : le débat Chouard/Delamarche
9 mai 2019 11:57, par julot
Débat équilibré et instructif mettant en balance deux visions différentes de voir l’économie.
Dans l’esprit d’Étienne l’économie doit être un outil permettant la cohésion et non un outil de domination. Elle résulte d’ailleurs du fait de l’évolution des techniques et de la complexité des échanges que cela engendre et donc des moyens d’organisations de ces mêmes échanges à une échelle planétaire.
Olivier lui rappelle tout de même que l’on peut aisément truquer le jeu en oubliant sciemment d’intégrer dans les modèles certains paramètres pouvant mettre en perspective les signes avant coureur d’une économie en berne (ex : les stocks).
En d’autre terme les économistes actuels donne l’illusion d’une croissance dans le seul but de conserver "la confiance" afin d’éviter que la machine se grippe voir explose.
Dans ce jeu de dupe les banquiers sont roi, mais les deux protagonistes buttent sur un plafond de verre en ce qui concerne le contrôle ou la surveillance de ces mêmes marchés.
Pour Olivier les banquiers obéissent à l’État et que le fond du problème est structurel et repose sur une idéologie ne reposant plus sur l’économie réel (planche à billet) alors que pour Chouard c’est l’inverse et donc que la problématique ne se réglera que par le politique.
Etienne fait figure d’idéaliste mais je le trouve plus proche (en dehors des mots choisis) de la réalité qu’olivier sur ce point. Même si la machine a pris le pas sur l’homme dans les salles de marchés il y a bien une volonté proprement humaine qui a mis tout en œuvre pour organiser de la sorte l’économie.
Le peu de figure politique dans l’histoire ayant essayé de faire tomber "l’organisation" (appelons là comme cela) ont simplement été écarté du jeu, voir l’ont payé de leur vie.
Ce simple fait démontre que lorsque l’on identifie pas clairement le mal, ce Mister Hyde ayant pris le dessus sur le Dr jekyll et qui rend la société totalement schizophrène, point de salut.
Nos deux compères oublient que la volonté est supérieur à l’outil et que les enjeux dépasse largement la matérialité de l’économie ou en d’autres termes qu’elle est méta-économique et politique.