Bernard Lugan est l’un des grands spécialistes du Maghreb. Ses analyses d’une érudition et d’une finesse peu communes, font de lui un historien respecté par l’élite maghrébine et ses ouvrages font référence. Toutefois sa remarque,extrêmement sage et pertinente qui dit :
"L’Algérie qui porte à bout de bras le Polisario depuis sa création n’est pas à l’abri d’une provocation de la part de ce dernier qui pourrait déclencher une crise majeure avec le Maroc. L’épisode en cours pourrait alors lui faire enfin comprendre qu’un accord avec Rabat lui serait plus profitable qu’un soutien aveugle à un Polisario paraissant chercher de nouveaux parrains, avec pour conséquence qu’Alger risquerait de moins le contrôler dans l’avenir." ne risque pas d’être comprise par un régime algérien aveugle et abruti par la folie des grandeurs. En effet,avec ses
réserves de gaz et de pétrole, l’Algérie au lieu de s’occuper des jeunes algériens,qui n’ont qu’une idée fixe en tête : quitter L’Algérie pour
aller travailler en Europe,notamment en France. Au lieu de s’occuper de
ses jeunes, dis-je,L’Algérie a vidé ses caisses en achetant toutes sortes
d’armes auprès des russes. Et cela juste pour intimider ses voisins,tout comme le faisait le mégalomane Saddam et qui,comme chacun le sait,l’a payé de sa vie,et a fait payer au peuple irakien un tragique et
lourd tribut.
Si demain le Maghreb s’embrasait, la tragédie serait imputée à l’Algérie,et
à l’Algérie seulement. Ni le Maroc,pas plus que la Tunisie ou la Mauritanie ne pourraient être accusées d’une quelconque agression contre le voisin
turbulent algérien. Celui-ci,en cas de tragédie qui le toucherait de plein fouet,ne devrait s’en prendre qu’à elle-même et à
ses fantasmes qui consistent à défendre la création d’une"république
sahraouie"fantomatique de quelques dizaines de milliers d’habitants...qui
ne serait, en fait, qu’une nouvelle wilaya algérienne...
Le gouvernement algérien a intérêt à méditer la grande sagesse de Shakespeare :
Un feu léger est vite étouffé : si vous le laisser faire,des rivières ne sauraient l’éteindre.