Robespierre, le grand mensonge
3 août 2017 20:33, par sniffy
Ma vision de Robespierre est liée à un film que je vous conseille vivement, "Danton" d’Andrzej Wajda. Je pense qu’elle se rapproche de celle de Marion Sigaut.
Le film, au départ presque une commande de l’état socialiste de 1981, se devait d’être une ôde à la gloire de la révolution française. Wajda et son scénariste Jean-Claude Carrière en ont fait une vision cruelle et terriblement désenchantée (belle quenelle d’un artiste qui ne s’est pas laissé faire). Leur vision de Robespierre, être souffrant, froid et petit (on le voit lever ses talons une fois à l’assemblée pour paraître plus grand) n’est pas enchanteresse. Il est présenté comme un homme qui se veut le peuple mais, comme le lui reproche Danton, qu’il ne connaît pas. Il pense le peuple, le théorise et en détruit la part qui ne lui convient pas (il faut toujours faire attention aux gens qui pensent le peuple).
Quelques images restent en mémoire sur Robespierre.
L’essai de costume pour le défilé de l’être suprême. Hilarant
Le moment où Danton, lui disant qu’il ne connaît pas le peuple, lui assène "Tu n’as jamais baisé, comment pourrais tu le connaître".
Le moment où malade chez le Duplay, le petit Duplay lui récite les droits de l’homme après les avoir appris par coeur à coup de baguette.
C’est donc avec cette vision que j’ai un peu de mal à lire les différents textes sur Robespierre écrit chez E&R.