Orbán accusé d’antisémitisme pour avoir critiqué George Soros
10 mai 2017 15:48, par MEIERS
Il est tout de même frappant de constater comment dans le conflit opposant Soros au gouvernement hongrois démocratiquement élu d’Orban, les instances européennes et les grands médias prennent parti pour Soros. Souvent on laisse entendre que Soros, d’origine juive disposerait en quelque sortes par nature d’une supériorité matérielle et morale par rapport aux Hongrois. Or il faut rappeler que si historiquement après la chute du régime légal du Régent Horthy, renversé par un putsch nazi en 1944 il y eu des déportations de Juifs hongrois dans les camps d’extermination, il y eu aussi des crimes politiques commis par les Juifs hongrois au préjudice de leurs compatriotes. Ainsi deux grands journalistes et voyageurs français les frères Jean et Jérôme Tharaud avaient dans leur livre "Quand Israél est roi" relaté le régime de terreur mis en place par le communiste hongrois Bela Kuhn né Kohn en 1918. 18 de ses 26 commissaires politiques étaient comme lui Juifs et avaient causés des massacres d’innocents dont le souvenir avait traumatisé les Hongrois durant tout l’entre-deux guerres. Après 1945 la dictature stalinienne fut établie de nouveau par un Triumvirat composé des communistes Matthias Rakosi (Rosenfeld), Gabor Peter, Ministre de la Sécurité Publique dirigeant la sinistre police politique AVO bien connue pour ses exécutions sommaires et tortures ; le nom de naissance de Peter était Benjamin Eisenberger, ou le futur premier ministre Erno Gerö (Singer) qui insulta les insurgés anticommunistes de 1956 les traitant de "chiens" et de "brutes fascistes". Dans ce contexte il n’est pas vraiment étonnant que le gouvernement et le peuple hongrois réagissent avec irritation lorsque des Juifs d’origine hongroise comme Soros commencent à donner des leçons de morale et de démocratie aux électeurs hongrois et leurs délivrent des injonctions politiques !