Le pharisaïsme devient une doctrine d’état. L’évêque surpris à la sortie du bordel et qui déclare y être allée ramener à Dieu des âmes perdues...
Cela donne au juge un pouvoir sans limite et lui laisse un arbitraire total. Il estime la bonne foi... donc le subjectif. L’intention frauduleuse (élément du délit), ce n’était pas cela ! C’était objectivable. Là, c’est le domaine de la pure censure et du présupposé pur et simple. Le type est catholique pratiquant. Donc il est de bonne foi. Il est universitaire et fait une étude sur l’islam. Bonne foi ! Bonne foi ! vous dis-je ! Incroyable. Préparez vos dossiers sur vous-mêmes. Un bon petit "billet de confession" comme au 17ème siècle. On ne sait jamais ;;.
Mais en réalité, cela renvoie au système de cette censure par temps de paix qui a pris en France une importance énorme et qui est un véritable cancer. On ne sait plus que dire ni que faire puisqu’on ne vous dit pas précisément (comme en temps de guerre) ce qu’il faut dire et faire, a priori, et c’est a posteriori qu’on risque de se faire condamner et emprisonner ! Tout donc devient interdit d’office et on répète bêtement ce que disent les journalistes bien en cour. Et encore, c’est imprudent ! Alors on ne dit plus rien ! Et alors, la bouée de sauvetage de ce système fou, de cette inquisition, c’est tout de même la "bonne foi". Ouf. C’est grotesque mais si cela peut éviter la prison et le déshonneur à certains, prenons le.
En tous cas, j’en connais qui seront toujours de mauvaise foi. Même s’ils sont historiens et universitaires de renom ;