Une fois de plus très éclairant et courageux.
On aimerait bien savoir ce que Patrick Mbéko pense des écrits du très prolixe et très humaniste Jean Hatzfeld... “journaliste - correspondant de guerre” et romancier ayant consacré quatre ouvrages au “génocide rwandais” : Dans le nu de la vie, Une saison de machettes, La stratégie des antilopes (Seuil, 2000, 2003, 2007) et Englebert des Collines, NRF, 2014.
Commentant ce dernier roman sur le drame du Rwanda, le Canadien (comme P. Mbéko) Gilles Archambault cite :
<< De la tuerie de 1994, Englebert parle tout compte fait assez peu. Ce qu’il en dit est atroce. Que des voisins hutus agités par une folie meurtrière tuent tout autour, n’épargnant personne, maniant le coutelas allègrement, s’emparant des biens et des troupeaux, cela est un cauchemar que veut oublier Englebert. >>
Mais aussi il rapporte un détail de la mentalité d’Englebert-Hatzfeld : << « Je parle sans méfiance, je ne retiens pas mes vérités, je chante ce qui me plaît. Qui va m’en empêcher ? »>>
Et Archambault de conclure son article : “Hazfeld cède-t-il à la tentation de trop prendre le parti des Tutsis ? Je n’en sais rien, évidemment.”
Y risquerait-il sa place d’y répondre, ce “collaborateur” du journal Le Devoir - devoir de vendre la soupe mondialiste ou de rapporter la vérité, nue et terrible, sur les montagnes de morts et de mensonges depuis ces “mille collines” (ou plutôt l’Ouganda et ses commanditaires) jusqu’à (pour l’heure) Kinshasa... ?