"Poutine c’est l’homme de la longue durée"
29 novembre 2015 14:05, par Ius Sanguinis
Part I
Malgré son honnêteté et sa droiture je le trouve assez « apparatchik » et ancré dans des raisonnements qui ne reflètent pas la profondeur et la gravité de la situation. Se poser encore des question sur Sarkosy... ! La « multi-polarité » tout comme le « multi-culturalisme » ne peut être qu’une phase intermédiaire durant laquelle une des composantes éliminera les autres. L’Occident n’est pas un « pole », c’est une maladie, une gangrène agressivement prosélyte, universaliste et exclusiviste. La gaypride dont il parle en est la preuve ( s’il en fallait une de plus) flagrante qu’il s’agit de deux visions du monde qui se feront la guerre à mort, tout comme la guerre contre l’Allemagne nationale-socialiste n’avait en rien, comme but premier, de géostratégique et d’économique ( ou encore la guerre livrée à la Syrie vu sous l’angle des pipelines, qui pourraient passer tranquillement par Israel et rejoindre la Turquie après une plongée rafraichissante de quelques encablures en Méditerranée). Je ne m’arrêterai pas sur le rôle « d’idiot utile » que la Russie joua pour le compte de l’Occident (perturbée aussi par quelques écarts de langage de la part de l’Allemagne). Ce qui est fait, est fait. Maintenant c’est la Russie qui incarne, en partie et encore maladroitement, ces idées que l’Occident hait par essence et qu’il ne peut pas tolérer, comme la maladie ne peut point tolérer la santé. La longue durée est vitale mais l’immédiat ne doit pas être négligé. Les analyses de T. Meyssan au sujet de la présence française en Syrie (pays ou la France n’a rien à y faire) me paraissent plus en phase avec le réel que l’enthousiasme qu’on voit par-ci par-là au sujet de l’entente franco-russe et le retour de la France vers une Realpolitik plus « gaullienne ». L’avenir le dira.