La Turquie n’a pas attendu les missiles chinois pour poser des problèmes à l’OTAN, il suffit de se pencher sur sa politique au moyen orient pour s’en persuader, véritable passoir pour le sunnisme radicalisé afin qu’il puisse combattre Assad en Syrie, ce qui pourrait intéresser ceux qui veulent sa peau, mais c’est surtout une manœuvre pour taper sur les kurdes qui combattent aux cotés d’Assad et là, ca pose problème, tout comme le retour des djihadistes de Syrie transitant par la Turquie et sans soucis.
C’est dire si l’opinion publique turque s’offusquant du soutient politique de ses dirigeants à l’Arabie Saoudite dans le conflit Syrien, manque d’analyse à plusieurs étages, en revanche et plus inquiétant, c’est la montée du radicalisme à la fois en Turquie et dans certaines provinces musulmanes de Chine d’origine Turco-mongole, (Ouïghours, Kazakhs, Kirghizes, Tatars, Dongxiang) forçant plus ou moins Erdogan à prendre position devant effectivement une protestation de plus en plus structurée au niveau mondial comme le souligne Emmanuel Lincot.
Notons que certains spécialistes continuent de penser que la disparition du MH370 serait liée à cette poussée de radicalisme musulmans d’origine turque en Chine mais également en Indonésie, thèse qui reste à démontrer.