Grèce en état de choc : entretien avec Alexandre Leraître
30 avril 2014 04:06, par MivilleLe vrai phénomène économique qui afflige la Grèce, c’est une crise écologique, non pas financière : les pays du pourtour de la Méditerranée sont entrés dans une pénurie d’à peu près toutes les ressources, notamment l’eau, et dont personne ne voit la fin, et si effectivement de plus en plus de pays vont vivre des crises à la grecque, c’est suite à une rupture définitive de tous les équilibres écologiques dont la civilisation moderne a abusé.
Le public ne veut pas encore l’entendre et préfère croire qu’il suffirait de l’assassinat de quelques chefs de banque pour ramener l’abondance. C’est là le seul secret du triomphe actuel du "sionisme", qui est en fait hollywoodien de nature, non guère juif : vendre au public pour de la réalité le rêve d’une terre exploitable à l’infini pour la satisfaction des appétits humains, et faire passer les limites naturelles à la croissance pour arbitraires, décidées par de gros méchants loups en l’occurrence juifs qui entendent bien jouer ce rôle en tant qu’acteurs pour les cachets que l’on sait.
Les oligarques en question prospèrent du rêve qu’ils vendent qu’ils savent irréalisable, non pas d’une pénurie qu’ils créeraient. Ces gens-là ont beau être de la ruse et du cynisme que l’on sait, ils connaissent mieux que presque tous les lois du karma et n’iraient pas jusqu’à détruire exprès de réelles opportunités de bonheur ou de prospérité.
Ils sont plutôt d’avis que si le commun est assez bête, rebelle à Dieu et à tout enseignement honnête pour diviniser le monde lui-même en tant que vache à lait de capacité infinie, il vaut mieux, après lui avoir fait procurer trois mises en garde de se réveiller qu’il néglige, le tranquilliser et le traire en le laissant rêver au bénéfice de la communauté que de le laisser détruire le monde beaucoup plus vite et s’entretuer de la manière beaucoup plus violente et meurtrière qu’on connaît aux peuples nomades vivant en bordure des déserts, par exemple.
Si ces banquiers étaient remplacés par des saints, un régime d’austérité encore bien plus dur serait imposé, du genre Sparte ou Mao.
Il est par ailleurs vrai que les Grecs de mentalité typique, depuis des temps immémoriaux, méprisent le travail productif et les travailleurs honnêtes en tant qu’êtres inférieurs (comme in Inde), et considèrent le recours à toutes formes d’extorsion, de fraude ou de parasitisme comme la marque d’un caractère noble, même les ouvriers et les gens de gauche qui actuellement se lamentent sur les écrans.