Géopolitique de l’eau : quels intérêts sert le mythe de la raréfaction ?
17 août 2013 20:56, par jojo
"ce qui n’est pas exact puisque 60 % de l’eau des continents tient aux nappes phréatiques."
Vous mettez le doigt sur un truc.
En France le niveau des nappes phréatiques est en moyenne, toutes nappes cumulées, à 30% de remplissage et ce niveau est en baisse constante puisque que nous consommons plus que ce qui est reconstitué naturellement (20 ans pour que l’eau de surface atteigne la nappe, c’est une eau fossile). Quand les nappes phréatiques ne cracheront plus que de la boue dans notre pays, comme si coca-cola, le tarrisseur de ruisseaux, était passé partout, il faudra développer d’énormes systèmes d’irrigation et taper dans le débit des fleuves extrèmement pollués sans pour autant arriver à conserver nos rendements agricoles faramineux qui dégagent les 2eme excédents du monde.
En Allemagne et dans le reste de l’Europe du nord-est, bassin de 140 millions d’habitants, c’est encore pire, on est entré en stress hydrique, on est en train de se convertir partout à une agriculture biologique beaucoup plus économique en flotte des nappes phréatiques en sacrifiant les rendements. Ce qui n’empéchera pas les belges et les hollandais d’etre inondés par la fonte des glaciers arctiques et du permafrost sibérien.
Citez moi un seul exemple de glaciers qui avancent. Je ne pense pas que ce soit possible et certainement pas dans les Alpes.
Les inondations d’eau douce ont 3 facteurs principaux : l’urbanisation qui s’accentue, l’appauvrissement de sol qui s’accentue aussi avec le développement de l’agriculture intensive dans le tiers-monde et surtout la modification de la nature des précipitations avec baisse de la régularité et hausse de l’intensité qui a en prime pour conséquence probable de faire diminuer les capacités de rechargement des nappes phréatiques.
La où je vous rejoint par contre c’est pour le mythe des barrages tueurs des débits des fleuves et toute la bobologie démagogique qui a été faite sur le sujet.