En catimini, la France aide militairement l’opposition syrienne
par Jean-Dominique MERCHET - (blog Decret Defense) - auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN 49)
Paris a déjà contribué à l’acheminement d’armes légères « démarquées » vers les rebelles et des conseillers militaires sont auprès de l’ASL en Jordanie. François Hollande hésite à la révéler publiquement, de crainte d’apparaître isolé.
« J’voudrais bien (le dire) mais j’peux point ». C’est là toute la difficulté de l’exercice pour François Hollande quant à la question de l’armement de l’opposition syrienne. Il y a dix jours, le vendredi 14 juin, l’état-major conjoint de l’Armée syrienne libre(ASL) avait fourni aux représentants des 11 pays « amis de la Syrie », dont la France, une liste détaillée de leurs besoins militaires pour éviter d’être rapidement défaits par l’offensive en cours des forces gouvernementales de Bachar al-Assad. Cette liste, secrète, comprend des armes mais pas seulement : l’ASL a besoin d’un soutien logistique et médical, de transmissions sécurisées, de formation, d’accès à du renseignement sophistiqué (écoutes électroniques, imagerie spatiale, etc.) et de ce que les diplomates appellent pudiquement « un accompagnement technique à la conduite des opérations », c’est-à-dire de conseillers militaires insérés dans leurs états-majors. La France a décidé de répondre positivement à une partie de ces demandes, mais, à l’Elysée, on hésite à le dire publiquement
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