Pourquoi la Turquie fait-elle des affaires avec Israël ?
7 mars 2013 16:00, par Kshatriya
Très bon article.
Il aidera ceux qui ne connaissent pas la Turquie et qui prennent leurs rêves pour des réalités à comprendre le rôle de cet Etat dans le contexte politique international.
Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la Turquie a endossé l’uniforme de gardien de l’ordre atlantiste et d’allié numéro un d’Israël. Adhérent de la première heure de l’Otan, théatre de coups d’Etat militaires à chaque fois que les Américains sentaient une menace planer sur leur pion local, la Turquie est devenue une base militaire yankee, en même temps qu’une néo-colonie économique obéissante à souhait.
L’arrivée au pouvoir d’Erdogan et de l’AKP, qui à ses débuts a pu susciter certains espoirs d’une timide opposition à l’impérialisme américain et au sionisme, nous ont vite fait déchanter. En effet la politique intérieure de l’AKP a consisté à réprimer de plus en plus toute opposition. Sa politique économique se signale par l’ouverture totale du marché aux capitaux étrangers (notamment la vente de terres immenses à Urfa aux entreprises israëliennes), c’est d’ailleurs ce qui explique le soi-disant "miracle économique" d’Erdogan, en clair le bradage du pays. Sa politique étrangère n’a jamais effectué de rupture avec son rôle de pion des US et du sionisme. Malgré ses quelques déclamations à la suite des provocations sionistes, comme la crise du "one minute", les liens avec l’Otan ont été renforcés et la Turquie reste le premier client de matériel militaire d’Israël. Il va sans dire que l’accord d’alliance militaire de 1994 entre les deux larrons n’a jamais été dénoncé.
La rhéthorique "islamique" de l’AKP n’est qu’un attrappe-nigaud...
Le soi-disant Islam Moderne de l’AKP n’est que de la couleur verte badigeonnée sur les servants fidèles des US, du sionisme et du libéralisme à la mode.