Le dessin illustre parfaitement l’hypocrisie de la Turquie erdoganienne et de son parti AKP islamiste sionisto-compatible. Erdogan, Bien qu’il ait été éduqué selon les principes du "’Milli Görus" et en tant que le disciple de Erbakan, n’éprouvera aucun remord à le trahir.
Le "Milli Görus" défendait un projet économique alternatif d’inspiration islamique : un modèle sans spéculation ni usure, les deux mamelles du système économique et monétaire actuel. Son fondateur, Erbakan, était le seul premier ministre de la république turque à combattre le sionisme et le libéralisme aussi ouvertement.
Il n’eut cesse de mettre en garde contre les risques délétères de cette idéologie et son projet de gouvernement mondial par l’instauration de l’économie de marché globale. Bien avant les mouvements alter mondialiste, il dénonçait déjà les effets pervers de la globalisation économique et culturelle et ses objectifs criminels.
Un fervent croyant ayant une vision globale des problèmes du monde et du monde musulman. Cet homme n’a jamais renoncé à la lutte intellectuelle malgré tous les déboires judiciaires, les emprisonnements, les tortures, les trahisons dont la dernière et la plus grande fut celle de Erdogan en 1998, qui a succombé à la tentation néo libérale.
Erdogan, en tombant dans le piège des sionistes, a fait le jeu de la division en contrepartie d’une promesse de pouvoir qu’il a obtenu en 2002. Dans un message public, Erbakan a malgré tout accordé son pardon et demandait aussi à Dieu de les pardonner.
Malgré cette grande mansuétude, Erdogan et toute sa clique porteront jusqu’à la fin de leur vie, le poids de la lourde responsabilité d’avoir livrer définitivement la Turquie aux financiers internationaux. Finalement Erdogan renoncera à tous les principes anti mondialistes et anti sionistes qui sont les fondements même du "Milli Görus".