Il est évident que le ministre ment quand il dit que les islamistes auraient pris Bamako sans l’intervention française. Les spécialistes évaluent les effectifs de la milice Ansar al-Dine à 300 hommes, ça parait un peu léger pour une métropole de 2 millions d’habitants. De toute évidence, c’est une opération prévue de longue date dont les objectifs sont très éloignés de ceux annoncés. Mon interrogation porte sur la concomitance des 2 opérations africaines. Je pense que le calcul des autorités françaises était que, par un succès rapide en Somalie, on s’attirait les bonnes grâces de l’opinion publique pour une opération beaucoup plus longue au Nord-Mali. On achetait du temps. L’échec somalien des barbouzes a changé la donne. L’Armée Française, prise dans l’urgence, n’a plus le droit ni à l’erreur, ni à la patience. Je souhaite bien du courage à ces mercenaires qui restent tout de même nos soldats...