Affaire Stéphane Guillon : Muriel Cousin s’en mêle, la victime handicapée répond
10 juin 2012 00:36, par Iskandaar
Cette affaire digne d’un fait divers scabreux a le mérite de démontrer un fois de plus l’hypocrisie sentimentalo-larmoyante de la société occidentale... Une société méprisante envers tout ce qui est différent et vivant, qui promotionne l’individualisme, l’égoïsme ainsi qu’un eugénisme larvée et diffus et qui va se soucier du sort des "faibles" et "différents" pour en réalité mieux les écarter ou les dissoudre. La voilà face à l’une de ses nombreuses contradictions, d’avoir fait des handicapés une catégorie à part et exclue du reste de la société en la victimisant et surprotégeant à outrance. C’est le même processus utilisé avec les inadaptés sociaux, les "psychiatriques", hyperactifs, immigrés, sdf etc... Processus d’autant plus abjecte qu’ils s’agit là d’une réduction ontologique dans laquelle l’individu est prié de s’identifier à "sa catégorie", et par automatisme et conditionnement "sociéto-systémique" d’en reproduire les schèmes associées.
La réponse de Muriel Cousin pourrait paraître frivole mais vient démontrer avec puissance les mécanismes pervers et narcissiques (processus inversifs) qui dominent désormais clairement nos sociétés modernes dégénérée, si bien qu’ils se manifestent de manière normalisée et décomplexée. Il s’agit de se faire passer pour victime à la place de la victime, en se servant qui plus est de ses propres enfants, poussant la logique victimiste et sentimentaliste toujours plus loin... Parce que celui qui "gagne" est le plus victimisé, logique masochiste et perverse.