Rennes : le musée de l’école publique refuse d’accueillir des élèves du privé
23 avril 2012 19:17, par condorcette
Précision : la quasi-totalité des établissements privés (à plus de 90% catholiques en ce qui concerne la France) est sous contrat d’association avec l’État, ce qui signifie que le personnel enseignant y est intégralement payé par les fonds publics ; ce qui explique qu’il soit géré au niveau des RH par le rectorat et que ces enseignants aient passé un concours (à l’issue duquel on a un contrat de droit privé, moins avantageux au niveau des acquis sociaux). Une indépendance financière de l’offre du "marché scolaire" est donc de ce point de vue-là un mythe...
En réalité ce que cette brève m’inspire, c’est plutôt cela : oui mesquinerie évidente des tenanciers de ce musée, mais une mesquinerie qui répond à la réalité concrète d’une guerre ouverte et violente que lui livre - il faut bien le reconnaître - l’enseignement catholique (au moins pour de pures raisons idéologiques). Le privé catholique bénéficie de multiples passe-droit au sein du pouvoir par rapport au public grâce à ses réseaux d’élus de droite comme de gauche. Récemment par exemple, une commune a été contrainte de financer une école privée sur son territoire, ou bien encore plus de postes sont été mis au concours de l’enseignement du privé, choses que ER ne relaie pas encore.
La réussite à peine meilleure du secteur privé tient surtout au fait que les parents - des parents pas forcément toujours catholiques d’ailleurs, fervents croyants ou issus des classes privilégiés - qui choisissent d’y scolariser leurs enfants projettent simplement plus d’attente en retour, ce qui suffit à faire la différence.
Arrêtez donc avec vos délires d’enseignants qui seraient forcément tous acquis à la cause "qaucho-trotskystes", c’est uniquement l’idéologie du pouvoir éducatif en France, certainement pas celle de ceux qui se coltinent l’École tous les jours en France, d’ailleurs presque comme des ouvriers, avec ce que cela implique d’aliénation, de dévalorisation constante, et de déclassement.