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Pour Yom Kippour, relire le texte de Gilad Atzmon : Le syndrome de Yom Kippour revisité

Note de la rédaction

Un article initialement publié le 16 mai 2021.

L’un des aspects les plus intéressants de la guerre du Kippour (1973) est qu’elle a marqué un passage soudain de l’hubris maniaque israélien à la mélancolie, l’apathie et la dépression.

 

Après leur remarquable victoire militaire de 1967, les Israéliens ont développé une attitude arrogante et irrespectueuse envers les Arabes et leurs capacités militaires. Les services de renseignement israéliens ont prédit qu’il faudrait des années aux armées arabes pour se remettre. Les militaires israéliens ne croyaient pas que le soldat arabe avait la capacité de se battre, et encore moins de remporter une victoire.

Mais le 6 octobre 1973, les Israéliens ont eu une surprise dévastatrice. Cette fois, le soldat arabe était très différent. La stratégie militaire israélienne, fondée sur la supériorité aérienne et des manœuvres terrestres rapides soutenues par des chars, s’est avérée inefficace en quelques heures. L’Égypte et la Syrie, aidées par les nouveaux missiles antichars et sol-air soviétiques, ont réussi à démanteler la puissance d’Israël. Dans les premiers jours de la guerre, Israël subit de lourdes pertes. Ses dirigeants et son haut commandement militaire sont dans un état de désespoir. Pourtant, ce type de crise n’était pas vraiment un événement rare dans l’histoire juive.

Le fiasco militaire israélien lors de la première phase de la guerre était la répétition d’un syndrome tragique aussi vieux que les juifs eux-mêmes. Ces scénarios répétitifs impliquent l’orgueil démesuré de la collectivité juive, poussée par un fort sentiment d’exceptionnalisme (ou élection divine), et donnent lieu à des conséquences horribles. J’appelle cela « le syndrome de Yom Kippour ».

Dans le Berlin des années 1920, l’élite juive se vantait de son pouvoir. Certains juifs riches étaient convaincus que l’Allemagne et sa capitale étaient leur terrain de jeu. À l’époque, quelques juifs allemands dominaient le secteur bancaire et influençaient la politique et les médias allemands. En outre, l’école de Francfort (ainsi que d’autres écoles de pensée juives) se consacrait ouvertement au déracinement culturel des Allemands, au nom du « progrès », de la « psychanalyse », de l’« érotisme », de la « phénoménologie » et du « marxisme culturel ». Puis, presque « de nulle part », un raz-de-marée de ressentiment est apparu, et le reste est connu.

Mais y a-t-il vraiment eu un changement soudain dans la conscience allemande ? L’« antisémitisme » allemand des années 1930 aurait-il dû être une surprise ? Pas du tout. Tous les signes nécessaires étaient présents depuis un certain temps. En fait, les premiers sionistes tels que Herzl et Nordau avaient correctement prédit la montée inévitable des sentiments antijuifs européens à la fin du XIXe siècle. C’est le syndrome de Yom Kippour, ce même orgueil démesuré qui a empêché l’élite juive de Berlin d’évaluer l’opposition croissante autour d’elle.

Ce que nous voyons en Israël en ce moment est évidemment une manifestation tragique du même syndrome. Une fois de plus, les Israéliens ont été pris au dépourvu. Une fois de plus, la folie maniaque de la toute-puissance est remplacée par la mélancolie dépressive. Une fois de plus, les Israéliens n’ont pas su estimer les capacités militaires du Hamas. Ils n’ont pas su reconnaître la frustration croissante des Arabes israéliens et admettre la possibilité que leurs frustrations puissent dégénérer en combats de rue, voire en guerre civile.

Les Israéliens ont succombé à l’idée délirante que la cause palestinienne s’était évaporée. Ils étaient convaincus que la répression du BDS et la famine des Gazaouis avaient démantelé les aspirations palestiniennes. Pourtant, c’est le Hamas qui a réussi à remporter la victoire la plus cruciale en unissant les Palestiniens en Palestine, dans les camps et dans la diaspora, aux côtés des musulmans du monde entier. Cette unité est d’autant plus importante qu’Israël est politiquement divisé et se dirige vers une cinquième élection.

Une fois de plus, l’arrogance israélienne fait place à une profonde tristesse. Israël pourrait se poser certaines questions nécessaires : qu’est-ce que nous faisons de mal ? Pourquoi notre histoire se répète-t-elle ? Y a-t-il quelque chose que nous puissions faire pour changer notre destin ? Au lieu de cette nécessaire introspection, Israël fait en réalité le contraire. Au lieu de disséquer la crise actuelle à la lumière d’événements similaires dans le passé, Israël répète les mêmes erreurs. Il qualifie la crise actuelle de « nouvelle vague de violence ». Il se penche sur les possibilités stratégiques et tactiques qui permettront « d’imposer un cessez-le-feu au Hamas ». Israël spécule essentiellement sur le niveau de carnage qui mettra une fois de plus les « Arabes à genoux ».

Israël se définit comme l’État juif et ses erreurs tragiques sont naturellement déterminées par ce fait. Si Yom Kippour est un jour juif d’introspection, le syndrome de Yom Kippour est le résultat direct d’une incapacité totale à réfléchir sur soi. Et pourtant, ne peut-on pas se demander si le juif peut s’émanciper du destin juif et du syndrome de Yom Kippour en particulier ? Comme le sioniste de la première heure Bernard Lazare, je crois qu’il suffit de s’éloigner de l’exceptionnalisme. Mais une fois dépouillé de l’exceptionnalisme, il ne reste plus grand-chose de l’identitarisme juif contemporain.

Je pense que nous touchons là à l’aspect existentiel le plus dévastateur du syndrome de Yom Kippour ; il n’y a pas d’échappatoire idéologique collective pour le juif. Nous sommes essentiellement confrontés à des limbes culturels et spirituels.

J’ai tendance à croire que la seule issue au syndrome de Yom Kippour est individuelle : l’exil auto-imposé. Quitter le ghetto tard dans la nuit, ramper sous la clôture, creuser un tunnel sous le « mur de séparation ». Une fois sur la terre de la liberté, partez tranquillement et modestement à la recherche de l’humain et de l’universel.

Gilad Atzmon

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22 Commentaires

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  • #2726099
    Le 16 mai à 11:14 par Système
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    Je ne suis pas d’accord avec une partie de l’article. La puissance militaire du Hamas est dérisoire ; car il n’y a pas de puissance militaire sans puissance économique et politique . Or, qu’a obtenu le Hamas depuis 2006 ? A part des restrictions toujours plus graves et des bombardements réguliers ? Zéro !
    Ensuite, une grande partie de la population juive mondiale m’a l’air très éloignée de Dieu et semble faire primer la Modernité avant la spiritualité ! A l’heure de l’individualisme le plus exacerbé qui soit, n’attendez pas de quiconque la moindre introspection , surtout dans les périodes de victoires ..

     

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    • #2726157
      Le 16 mai à 12:38 par francky
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Quand on souhaite repondre à un penseur du niveau de Gilad Altzmon il faut avoir sois même un minimum de bagage intellectuel ....

       
    • #2726164
      Le 16 mai à 13:01 par La seule victoire est sur soi-même
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Gilad Atzmon fait partie de l’élite intellectuelle et spirituelle de l’humanité. Il généralise pour toucher l’élite parmis les humains, la vrai, celle qui a fait de l’introspection sa façon d’être permanente au milieu des autres.

      Ce que vous décrivez pourrait être donc être dit de toute l’humanité actuelle, et pas uniquement des juifs sionistes.
      Dit autrement, aujourd’hui le modernisme et l’individualisme suicidaire a touché toute l’humanité, soit tout ceux qui sont incapables de faire la moindre concession à l’arrogance socialisante pour s’élever par l’introspection salutaire , donc de comprendre en profondeur le point de vue de Gilad Atzmon, sans vouloir vous manquer de respect.

       
    • #2726329
      Le 16 mai à 17:56 par Système
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Franky….
      Le bagage culturel minimum ne protège en rien de l’erreur. S’il fallait attendre de disposer d’un savoir encyclopédique avant de la ramener, personne ne donnerait jamais son avis. Et il n’y a pas que le bagage intellectuel, il y a aussi l’intuition…
      la seule victoire….Mon propos couvrait l’ensemble de l’humanité, pas seulement les Juifs, cela va sans dire,

       
    • #2726476
      Le 16 mai à 21:27 par Eric
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      « Le bagage culturel minimum ne protège en rien de l’erreur. »
      Raison pour laquelle il vaut mieux en avoir un le plus solide possible. Et raison également pour laquelle quand on n’en dispose pas (ou bien alors de trop peu) il vaut mieux sachant cela ne pas trop l’ouvrir ou, ce qui revient au même, savoir quand la fermer. L’intuition c’est encore moins donné à tout le monde. Reste la prétention.

       
    • #2809357
      Le 16 septembre à 14:17 par Tarek
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      @Eric
      On n’est pas non plus à bfmwc ici...hein ?!
      J’approuve entièrement le commentaire de Système.
      En effet, la " puissance " du Hamas et des Palestiniens est dérisoire. Ils ont perdu leurs terre en 48 et sont devenus des apatrides...contrairement à Israël qui a tout raflée et vit dans la domination et le confort, et bien sûr jamais elle ne se remettrait en question, car l’introspection , comme tout le monde le sait, se vit dans la douleur et l’ adversité...

       
    • #2809481
      Le 16 septembre à 17:09 par Nadia
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Tarek,
      tellement dérisoire que, plus de 70 ans après leur spoliation, les palestiniens résistent toujours et que vous parlez d’eux au présent.

       
  • #2726127
    Le 16 mai à 11:50 par Fela Kuti
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    Le gauchisme est une extension de ce syndrome, d’ailleurs on nous parle d’épidémie de corona, mais j’y vois plutôt ce syndrome comme épidémie, le traitement est peut être que de se reconvertir à une anthropologie de bien commun universel et de sortir de l’individualisme/ communautarisme ?

     

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  • #2726167
    Le 16 mai à 13:08 par montjoie
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    "Vous vous corromprez aux yeux de l’Eternel, et le malheur vous atteindra" (Deuteronome 31:29)

     

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  • #2726183
    Le 16 mai à 13:23 par MWMWM
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    Je ne sais pas pourquoi mais quand mes yeux sont passé sur « Yom Kippour », j’ai lu Porn Kippour .... je crois que j’ai capté quelque chose obscène contraire à la pudeur historique.

     

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  • #2726241
    Le 16 mai à 14:49 par Snayche
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    "Partez tranquillement et modestement à la recherche de l’humain et de l’universel."
    Cette conclusion de cet excellent article de Gilad m’a enlevé les mots de la bouche de mon commentaire...
    Eh oui pour cette communauté c’est bien cela qui leur apporte la bénédiction divine, alors que pour une autre (voire deux autres) c’est d’abord son union...

     

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    • #2726480
      Le 16 mai à 21:36 par Ex con gentil
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      En tant qu’ayant des origines juives, soit on est du niveau de capacité à mettre sa compréhension des choses à la hauteur des autres, soit il faut taire ses origines quand on souhaite rejoindre un universalisme, qu’il soit chrétien ou musulman, voir même français...
      J’en ai fait l’amer expérience en me convertissant à l’Islam, pour les musulmans a qui j’ai fait l’erreur d’en parler, je suis toujours resté le juif converti, donc finalement le juif tout court. Alors que je n’ai qu’1/8 ème d’origine juive dans mon adn...
      Comprenne qui pourra les valeurs de ceux qui sont censés représenter un universalisme ou un autre aujourd’hui. Ils agissent en réalité de la même manière que leurs bourreaux sionistes. Soit considérer comme un fou celui qui quitte une communauté plus puissante que la leur pour les rejoindre. Peut être est ce dûe à un syndrome de Stockolm de la victime envers son bourreau, ou bien comme Gilad Atzom le suggère, il y a un destin "juif" qui confine à l’auto exclusion, prions quand même pour que les tenants d’un universalisme salutaire parviennent à en appliquer réellement le concept au moins entre eux, sans finir par rejoindre l’universalisme morbide actuel pour une question de mimétisme inconscient.
      Ça paraît pas forcément , mais ce que je dis est soi de la folie suicidaire, soit du courage par réele introspection salutaire. Mais ça n’est nullement un rejet de mes propres échecs sur les autres. Je travaille justement à ne jamais agir ainsi, sans parvenir à la réussite de Gilad Atzmon pour ça, n’étant sûrement pas tous destinés à être des exemples à suivre pour tous.
      Il reste quand même très éprouvant de vivre dans la solitude "salvatrice",
      Donc oui l’unité dans les universalismes salutaires est un but qui devrait rester essenciel pour les chrétiens ou les musulmans, tout comme pour tout les indous ou les bouddhistes, au delà de tout critère tribal.
      Et la vérité et l’humilité en point de mire, comme seul salut possible pour les "juifs et affiliés".

       
    • #2726695
      Le 17 mai à 08:44 par Actalor
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Ex con gentil....

      L origine juive n existe pas , n as jamais existé et n’existeras jamais....
      Il y a une religion juive oui , on peut être de confession juive oui mais il n existe pas d’ adn juif ...
      Il faut cesser cette légende, ce mythe...

       
    • #2727383
      Le 18 mai à 00:16 par Walidk
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Pour Ex con gentil
      Vous dites que vous vous êtes converti. Vous restez pour certains un juif tout court mais pour beaucoup vous êtes sûrement devenu un frère. Regardez bien autour de vous, des gens positifs et empathiques y en a certainement. Quelle meilleure parole que celle divine : "Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur." (sourate 49 verset 13)

       
  • #2726323
    Le 16 mai à 17:45 par maintenant, en avant.
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    "J’ai tendance à croire que la seule issue au syndrome de Yom Kippour est individuelle : l’exil auto-imposé. Quitter le ghetto tard dans la nuit, ramper sous la clôture, creuser un tunnel sous le « mur de séparation ». Une fois sur la terre de la liberté, partez tranquillement et modestement à la recherche de l’humain et de l’universel."

    Eh ben ... d’un côté, je comprends les israëliens alors, si le seul avenir attendu par Atzmon c’est ça, je comprends très honnêtement Tsahal.

    Le jour où un type me dira que l’avenir du Français ou du Chrétien ça sera de ramper pour fuir sa communauté lâchement ... Ca va bien se passer comme dirait l’autre ...

    "partez tranquillement et modestement à la recherche de l’humain et de l’universel"

    Ah ok, bon, bah j’ai pas de trompette ni de rente mais, si Gilad l’a dit, c’est forcément vrai. Allez tout le monde dans le désert, on va vivre en ermite dans une vallée du Hinnom, ça sera génial. Enfin, personnellement je suis chrétien et j’éviterais d’aller vagabonder de l’autre côté d’un quelconque mur qui me séparerait de la religion de paix et d’amour ...

    Mais tu fais comme tu veux Gilad, pour l’instant tu vis à Londres et tout va très bien ... comme souvent chez les gens qui ont la paix et le salut suintant de la bouche comme un abcès crevé ...

     

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    • #2726616
      Le 17 mai à 02:12 par Nadia
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Gilad Atzmon est un israelien juif né en Israël. Il sait mieux que vous de quoi il parle.
      Israël est un état artificiel. Ce n’est pas la France, ni la Grèce ou l Iran.
      De toutes façons, les israeliens détenteurs d’une double ou triple nationalité sont légion, de même ceux qui y vont, en repartent, y retournent...
      Ce qu’écrit Gilad dans ce texte émouvant est simplement la triste réalité de son ex peuple.

       
    • #2726628
      Le 17 mai à 02:55 par Pelagia
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      C’était pourtant pas compliqué à comprendre. Gilad Atzmon a terminé son article en évoquant les prisons de l’esprit, et en particulier celles qui sont propres au judaïsme. Il n’a pas parlé de murs ou de clôtures physiques, ni non plus n’a proposé de se retirer du monde et rompre avec la civilisation. Il a analysé un problème qu’il entend être un problème profond et inhérent au judaïsme. Ici Atzmon a écrit un texte brillant, brillant et courageux.

       
    • #2726753
      Le 17 mai à 10:34 par Pelagia
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Nadia, tu dis "Gilad Atzmon est un israelien juif né en Israël". Juste un commentaire de ma part : Gilad Atzmon dit de lui-même qu’il n’est pas juif et qu’il n’admet pas qu’on dise de lui qu’il est juif. Il est donc tranquillement et modestement parti à la recherche de l’humain et de l’universel, il a tranquillement et modestement rompu avec le syndrome de Yom Kippour.

       
    • #2726855
      Le 17 mai à 12:42 par Nadia
      Le syndrome de Yom Kippour revisité

      Pelagia,
      oui, "il était" israelien et juif, il est d origine juive et israelienne, c’est exact.

       
  • #2726603
    Le 17 mai à 00:40 par steph
    Le syndrome de Yom Kippour revisité

    Bravo pour cet article. Ce que vous dîtes sur les juifs est valable pour nous tous. c’est l’exclusivisme qui nous rend sourd aux autres et c’est notre souffrance qui nous fait nous réfugier dans le troupeau. Et plus on a été loin dans le délire, plus il est difficile de voir la réalité en face, surtout si l’on est peu fier de ce que l’on a fait pendant qu’on délirait. Le syndrome de Yom Kippour comme tout problème humain ne peut que passer par une solution individuelle. Soyons suffisamment miséricordieux pour accueillir tous ceux qui souhaitent quitter le ghetto.

     

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  • #2809338

    Leur délire d’ " exceptionnalité " fait partie de leurs mythes fondateurs :

    Au chapitre VII du livre de l’Exode, Moïse et son frère Aaron se présentent devant Pharaon pour l’exhorter à libérer le peuple d’Israël de son esclavage.

    Cependant, yahvé « endurcit le cœur » du souverain, et les deux prophètes frappent alors l’Égypte de dix calamités naturelles, connus comme "Les dix calamités de Moise". La première de ces « plaies » change les eaux du Nil en sang : « Et les poissons qui étaient dans le fleuve périrent, et le fleuve se corrompit, tellement que les Égyptiens ne pouvaient plus en boire les eaux. » ...

    En fait, la vraie raison pour ces bouleversements climatiques était L’irruption du volcan de Santorin, qui est à l’origine des ’’Dix plaies’’ de l’Égypte , et pas le fatwa de Moise et son peuple à l’encontre du Pharaon.

    Pour diminuer le sentiment de leur propre faiblesse, ils s’arment avec des qualités exceptionnelles imaginaires qu’ils n’ont pas.

     

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  • Grand texte !

     

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