Bien d’accord Teddy, et je le rappelais il y a qqs années sur un sujet du même type : une civilisation qui célèbre la vie devrait célébrer le plaisir de conduire, et organiser la route de manière à le préserver, et non tenir une comptabilité morbide qui n’a aucun sens si ce n’est asservir le vivant devant la mort.
Mais voilà nous en sommes rendus là, et que se passe-t-il ? les routes de campagne passées à 80, les radars qui se perfectionnent et que l’on place sur les lignes droites plutôt que dans les virages, et ces messieurs motards qui se lèvent pour avoir le droit de remonter les files des bouchons parisiens. C’est ça préserver le plaisir du motard ? non, c’est préserver un privilège de classe au milieu de l’asservissement général. Comptant sur le fait d’être moins nombreux, et de conserver leur pré carré au motif que l’Etat pourrait peut-être se contenter d’harceler le seul automobiliste.
On en revient à mon commentaire plus haut.
Souffrez que l’on souligne ce rapprochement avec celui de la classe moyenne qui commence à ronchonner depuis le covid, elle qui avait préservé son quant à soi au temps des manifs de GJ, parce que par encore touché par les aberrations économiques des dernières années.
Résultat ; peuple et moyenne classe qui se dévisage devant qui aura le plus de miettes, au lieu de s’unir.
C’est effectivement un parallèle sociologique applicable...