@ dreamer.
Si les taux sont aussi bas, c’est justement parce que les banques sont dans le rouge vif.
Les banques considérent dans leur bilan toute dette (ou reconnaissance de dette, ce qu’est en fait un prêt) comme un actif, alors que ce n’est en fait qu’un remboursement avec plus value qui reste hypothétique tant qu’il n’est pas entièrement remboursé.
Toute dette, considérée comme un actif, leur permet donc d’en créer une autre dont la valeur est grossièrement x9 par rapport à la précédente (j’épargne les chiffres après la virgule dus à la réserve fractionnelle obligatoire).
C’est de la cavalerie, donc de l’escroquerie.
Par ce biais comptable, les banques gonflent facticement la colonne actifs de leur bilan public, masquant ainsi leur insolvabilité.
C’est une imposture au même titre que celle des états qui comptent désormais la prostitution et le trafic de drogue dans leur PIB pour lui donner meilleure mine et obtenir de meilleurs taux.
En somme, tout ce joli monde pratique la course à l’échalotte.
Du fait de la cavalerie de la dette, les banques ruinent l’économie en phagocytant toute richesse réelle du patrimoine des entreprises, des particuliers et des états, qui puisse combler partie de ces dettes qui sont de faux actifs.
Les banques prêtent ainsi à de faibles taux aux états afin de tirer tout le jus qu’elles peuvent en tirer en contrepartie de ces prêts (biens immobiliers, parts d’état dans les entreprises, etc...), et aussi pour permettre à ces derniers, exsangues, de respirer encore un peu et de ne pas faire défaut de suite sur le montant de leur dette déjà accumulée du fait des intérêts conjugués.
Il reste aux banques à essorer les états jusqu’à la dernière fermeture de service public, de protection sociale, et enfin la messe sera dite pour tout le monde.
Le reste, ce n’est que de la poudre aux yeux, une basique opération cosmétique de peinture sur un édifice qui s’effondre, et dont on espère que la peinture masquera au public l’état critique, voir même pour les optimistes les plus fous, que la peinture aiderait à faire tenir debout cette ruine encore un petit peu plus longtemps.
Donc, il n’y a pas de quoi se réjouir des faibles taux actuels. C’est juste la musique qui ralentit.
Quand elle s’arrétera, ce sera la banqueroute universelle pour les banques, les états, les entreprises et les particuliers...le début de la guerre civile généralisée.