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La laideur très politique du cinéma français

Par la rédaction d’E&R

Le cinéma français, depuis qu’il n’est plus le noble divertissement destiné au peuple, avec son culte du héros positif, a sombré dans le totalitarisme égalitariste. Toute sa mécanique, que ce soit au niveau production, réalisation, acting et promotion, est désormais tournée vers un objectif : le camouflage de la doxa ultralibérale, dite aussi droite du travail (hiérarchie, compétition, individualisme, esclavage), derrière une gauche des valeurs (laxisme, vulgarisme, indéterminisme, déresponsabilisation, sexualisation). Voilà pourquoi ce cinéma transpire autant la psychanalyse de grand bourgeois : c’est la culpabilité d’en haut refourguée à la France d’en bas. Que nous finançons.

 

Aristos kratos

 

 

« Notre » cinéma a alors pris le chemin de la proximité, chère à « nos » hommes politiques, un concept qui date de la déchirure peuple/élite, produit de 35 ans de surplace mitterrando-chiraquien (UMPS). Le 7ème Art n’est plus vecteur de rêve, de modèle(s), de transcendance, mais de banalité, de rabaissement, d’humiliation. Comme si les réalisateurs avaient voulu se rapprocher du peuple en se rapprochant de la laideur. La beauté étant considérée en creux comme une injustice naturelle, une aristocratie, rare par définition (ce qui fait paradoxalement toute sa valeur), elle a été éradiquée plus ou moins consciemment des images.

Ayant perdu de son impact auprès du grand public, qui se déplaçait pour « ses » monstres sacrés, le cinéma a limité les dégâts par la surconsommation (cartes et multiplexes). Monstres qui, lorsqu’ils n’étaient pas plastiquement attirants, rayonnaient d’un charisme puissant en incarnant des valeurs ultra viriles (Gabin, Delon, Ventura, Belmondo) ou ultra féminines (Signoret, Bardot, Schneider, Deneuve), loin, très loin de la théorie uniformisatrice transgenre. Sont alors arrivés les films dits sociaux, c’est-à-dire terre-à-terre, glaiseux, composés de comédiens à identification immédiate, c’est-à-dire non-beaux, par souci de réalisme, par refus d’élévation, par conviction antireligieuse : l’horizontalité contre la verticalité.

 

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Boudin 1 – Belle 0

 

Et quand le cinéma contemporain convoque une beauté, c’est pour la rabaisser, la punir, la salir. Voyez la sublime Carole Bouquet de Trop belle pour toi, battue par une gravosse quelconque, Josiane la Balasko. Un contre-pied du fils Blier, qui transgresse ce qu’il peut, et abat des statues, à défaut de son père. Ou la sensuelle Monica Bellucci, qui fait des apparitions dans un seul registre. « Je campe à la fois la maman et la putain », explique-t-elle au Figaro Madame. La putain, on voit bien, mais la maman ? Quant à la fillede fesse-à-claques Léa Seydoux, son potentiel charmant est déjà souillé par un porno lesbien. Et Jean Dujardin, sorte de Sean Connery français, à qui l’on inflige des rôles de couillon paumé (Brice de Nice, OSS 117, 99 Francs, The Artist, Les Infidèles) ou de mourant (Les Petits Mouchoirs, Le Bruit des glaçons). Muscle ton jeu, Jean ! Certes, Dujardin figure dans un Scorsese et un Clooney, mais pas en premier rôle.

On ne reviendra pas sur le tournant de la « Nouvelle Vague », qui a achevé le cinoche français d’après-guerre, à coups de Cahiers du cinéma, de déstructuration (ça fait plus chic que destruction), de branlette intellectuelle pseudo-maoïste, de truffautage et de godardisme. En fait, le signe de l’américanisation du pays, sous le masque d’une (r)évolution culturelle qui annonçait des changements cruciaux : la fin de l’indépendance nationale, le début des revendications catégorielles, la victoire de la consommation sur la production, et la victoire du libéral-socialisme face au communisme. Les Américains ont beaucoup aimé la Nouvelle Vague, tu m’étonnes.

 

Dany Boon & Yolande Moreau ont remplacé Alain Delon & Brigitte Bardot

 

 

Il y a eu glissement, c’est évident. Les grands acteurs, considérés il y a cinquante ans comme des demi-dieux, ont disparu. Le cinéma n’en produit plus, du moins chez nous. Comme le paysan soviétique qui décide d’arrêter de faire de l’asperge, pour se lancer dans le navet… sur décision du Parti. Pour une raison toute simple : les valeurs morales sur lesquelles la majorité des gens (honnêtes et donc pauvres) est d’accord, et qui sont le travail, la solidarité, le courage, la patience, le pardon, l’amour, le respect, la droiture, le sens du collectif, bref, les valeurs religieuses, ne sont pas celles qui règnent dans le monde du cinéma en particulier, et dans la société en général. Et qui rendent pourtant le monde supportable. Si elles existent, c’est parce qu’elles résistent. Ce ne sont pas les valeurs véhiculées par les médias, qui prônent plutôt l’individualisme, la cupidité, la compétition, le mensonge, la trahison, la lâcheté, le calcul, et la démagogie. Le vice contre la vertu, tout simplement.

 

 

Il n’y a qu’à regarder des émissions de télé-réalité – cette sociologie qui crève l’écran –, très utiles de ce point de vue : les candidats, sélectionnés sur une base intellectuelle limitée, mobilisent comme ressources de survie les antivaleurs décrites plus haut. Ces ânes sont promus (le temps de leur utilisation par le système) uniquement pour asséner aux autres ânes qui les suivent, que les valeurs chrétiennes sont mortes, ringardes, nuisibles à la réussite individuelle, voire à la gloire (rire). Le système médiatique englobant presse, télé et cinéma, il était normal que le tout soit cohérent. Et le tout est cohérent.

Une poignée de films « moraux » est subtilement conservée, à l’instar des animaux dans les zoos – alors que le massacre de leur espèce a été sauvage –, pour entretenir artificiellement ces valeurs positives dans l’esprit des dominés, à seule fin de mieux les duper, valeurs auxquelles plus personne ne croit dans la dominance politico-médiatique. La morale, c’est pour en bas. D’où le sentimentalisme, le misérabilisme, l’humanisme niais, exaltés par la chaîne des scénaristes et réalisateurs, censés faire croire à l’empathie de l’élite pour « son » peuple, ce résidu de paternalisme.

Parmi les « idiots utiles » choisis et promus pour entretenir l’illusion, il y a les frères Dardenne.

 

Les Dardenne, rois du film d’épouvante… sociale

 

Invités permanents au Festival de Cannes, quel que soit leur film, qui focalise toujours sur l’hyper-misère, les deux Belges cultivent une idée étonnante du peuple, à mi-chemin entre l’ouvrier décérébré de Zola et le romanichel organiquement délirant.

 

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Pauvros et Pauvrasse jubilent car ils ont le même blouson

 

Les Dardenne, ex-producteurs de documentaires, sont les rois – Ken Loach mis à part – du cinéma engagé à travers la fiction. Les Dupont et Dupond de la déchéance électrisent les mainstream media avec leur première Palme d’or en 1999, Rosetta, histoire d’une semi-goldu qui veut sauver sa mère bourrée dans la caravane (on dirait un rap délirant de Seth Gueko), avant de récidiver en 2005 avec L’Enfant, une œuvre sur les sous-prolétaires victimes de leurs mauvais instincts. Bien sûr, toute la dimension militante droitdelhommiste antilibérale échappe aux SS sans cœur qui rigolent, mais on peut dire que les Dardenne font dans le film de genre : à la place du requin qui mord tout le monde, c’est le chômage, l’alcool, ou la saloperie intrinsèque du pauvre, attention, induite par la société, responsable de tous les maux, malgré quelques fulgurances christiques. Tous ces maux et vices qui collent au cul du peuple depuis des lustres. On aurait apprécié une critique du libéralisme d’un niveau un peu plus élevé, mais chacun fait ce qu’il peut.

Entre autres, les Dardenne ont produit Le Couperet, réalisé par Costa Gavras, risible bouse sur la vie de l’entreprise, qui a le mérite de montrer que la Grande Famille du Cinéma fantasme complètement le réel, à défaut de le connaître. Misérabilisme n’est pas lucidité, et dans le cas présent, la misère reste une excellente cash-machine pour les frangins, un peu comme chez ce gros multimillionnaire de Mike Moore. Poverty is money !

La fiction ayant montré ses limites malgré le push marketing, en termes d’entrées (380 000 pour L’Enfant, 690 000 pour Rosetta, moins qu’une merde d’Éric & Ramzy) et de crédibilité, le nouveau cinéma social opte pour le docufiction, ou docudrama plus cru, plus vrai, plus moche. La page Dardenne est… tournée.

 

Louise Wimmer dans ta face, sale bourge !

 

Louise Wimmer, sorti en 2012, réalisé par Cyril Mennegun et produit par Bruno Nahon, croule sous les récompenses et sélections. La critique est unanime, dirait Tante Ruquier. La preuve, Marjolaine Jarry, du Nouvel Obs :

« En ces temps de crise qui écrase et qu’on voudrait faire passer pour une fatalité, “Louise Wimmer” est un cri de révolte qui porte loin. »

Sûr que ce cri va aider les pauvres à s’en sortir, en leur mettant bien la tête sous l’eau. Car il y a Gilles, inconnu, légèrement moins euphorique :

« Une tranche de vie de merde comme on peut en voir régulièrement dans les journaux télé et autre documentaires qui font dans le voyeurisme. Un film pessimiste ou l’ennui prend le dessus mais qui finit heureusement sur une lueur d’espoir. A éviter sous peine de dépression aiguë, ce n’est pas le genre de film que je recherche quand je vais au cinéma. » (Source Allociné)

 

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Le public attend que Louise finisse sa bière

 

Cyril Mennegun, issu comme les Dardenne du docu social, trace le portrait d’une cinquantenaire en noyade, un peu femme de ménage, un peu mère, un peu pute, un peu moche, un peu alcoolo, un peu SDF. Un peu chiante surtout, comme le film, qui aurait mérité un format de 13 minutes dans Envoyé spécial sur le quotidien d’une vraie femme de ménage. Cela aurait suffi pour la démonstration que « la crise y en a qui rigolent pas tous les jours bande de nantis ».

Le pire, c’est le happy end, qui déculpabilise les bourgeois à la manœuvre. On met évidemment de côté la « performance d’acteur » de Corinne Masiero, qui n’hésite pas à se mettre à nu pour les besoins de la bourgeoise rongée de remords : vois le corps décharné de l’ouvrier, la victime christique du libéralisme ! Vois les côtelettes du peuple (et aussi un peu ses maigres nichons) ! Regarde ce que tu as fait, salaud !

Et quand Louise fait l’amour, elle le fait avec férocité, voracité, comme la Vie qui ne renonce pas. Voilà la nouvelle beauté, splendeur de la laideur. Nul doute que le Mennegun est appelé à remplacer les Dardenne, trop surréalistes dans le glauque, chez des producteurs de long-métrages socio-pédagogiques. Car dans le zoo, il n’y a pas deux places pour le même animal.

 

Quand la paupérisation du sujet force la paupérisation formelle

 

Dans le nouveau « drame social » (un pléonasme, le social étant un drame), il y a des invariants. Une histoire sans rebondissements – on rappelle accessoirement que le cinéma est mouvement – en lieu et place des scènes un diaporama de la grisaille quotidienne, des plans fixes à décrocher la mâchoire, tout l’arsenal cinématographique de l’empathie pathologique dans le noble but d’émouvoir le chaland. La lenteur est censée donner de la sobriété à l’ensemble ; c’est évidemment tout le contraire qui se passe. L’entreprise culpabilisante (assister à la misère sans pouvoir agir, être réduit à l’impuissance par l’image, et donc culpabiliser… ou jouir de la misère de l’autre) fonctionne malgré tout sur un public rendu honteux de ses choix par trop populaires. Mais au détriment de l’amour du cinéma, devenu cours de sociologie bourdivine en amphi.

 

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Savage Kid (États-Unis)

 

Pourtant, une seule scène de la série américaine Breaking Bad a plus d’impact social sur le spectateur que les 80 minutes de Louise Wimmer : il s’agit du moment où le comparse du chimiste pénètre dans une maison dévastée, à la recherche d’un sac de « crystal meth » qu’un couple de dépravés lui a volé. Quand soudain, un enfant, sale, seul, silencieux, s’assoit sur le fauteuil déglingué et regarde, hypnotiquement, une vieille télé. Tout est dit, sans pathos. L’image d’une Amérique abandonnée, fabriquant des enfants sauvages, qui dérange vraiment.

Heureusement, la France, dans le genre social-gore, tient avec Nord depuis 20 ans un record qui n’est pas près d’être battu.

 

Nord, ou la Palme d’or… dure

 

La crêpe Chômage-Handicap-Inceste-Alcool… c’est la complète Nord-Pas-de-Calais !

 

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Duo comique calaisien (1992)

 

Savourez le résumé de Télérama :

« Bertrand vit à Calais, dans le silence d’une famille désossée. Son père noie sa tristesse dans l’alcool, sa sœur handicapée mentale subit l’immobilisme de son corps, sa mère végète tristement devant la télévision. Bertrand, lui, sèche les cours du lycée pour aller pêcher en mer. »

Et la suite sur le site de Première :

« On oblige le père à faire une cure de désintoxication, en vain. De retour à la pharmacie, il se trompe dans une préparation, un enfant en meurt. Bertrand cherche son père pour le tuer et en finir. Il le trouve, ils se parlent pour la première et dernière fois. Le père se tue mais Bertrand est accusé et emmené en prison. »

On aurait voulu écrire un faux pitch caricaturant les clichés sur le NPDC, on n’aurait pas fait mieux. Nord, de et avec Xavier Beauvois, est sorti du néant en 1992. Échec commercial programmé, il n’aura pas bénéficié de l’argent du Conseil régional, 600 000 euros de subventions qui seront accordés aux Ch’tis seize ans plus tard (pour seulement 20 479 826 entrées). On se demande bien pourquoi. Si le public a boudé, la profession a reconnu l’un des siens : Beauvois rafle depuis prix sur prix à Cannes, et la Palme ne lui échappera pas longtemps.

 

Le cas Daniel Auteuil, meilleur acteur français… pas très beau

 

 

Daniel est souvent cité comme le meilleur acteur français… par le milieu et la presse spécialisée. Il a reçu douze nominations et deux Césars dans la catégorie « meilleur acteur », plus un prix d’interprétation à Cannes. Il excelle notamment dans les scènes dramatiques où il fait les gros yeux, mélange d’enfant stupéfait et d’adulte souffrant. Il a explosé médiatiquement en incarnant Ugolin dans la saga Jean de Florette réalisée par Claude Berri, véritable parrain du cinéma français pendant quarante ans. Un Ugolin laid, mais avec du « bien », qui n’arrivera pas à gagner l’amour de Manon (il se rattrapera dans la vraie vie en attrapant la vraie Emmanuelle Béart). Attention, les symboles ont un sens. Daniel n’est pas spécialement beau, mais compte à son actif vingt-cinq films millionnaires en entrées, et gagne beaucoup de sous. Malheureusement, il demeure inexportable, contrairement à Jean Dujardin.

Étonnant, non ?

Le cinéma, c’est aussi chez Kontre Kulture :

 






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105 Commentaires

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  • #644642
    Le 26 décembre 2013 à 18:15 par Mik Ezdanitoff
    La laideur très politique du cinéma français

    Bardot étant en photo,je vais parler d’elle.
    Cette femme est pour moi admirable pour son action envers les bêtes.Qu’elle a pu réaliser grâce à ce qu’elle a gagné dans le cinéma.Mais si on devait critiquer ses talents d’actrice en eux-mêmes..elle était belle,très belle même pour l’époque,et basta.Une réussite "par la cuisse"(terme excellent souvent employé par Alain Soral),avec le réalisateur queutard du moment (vadim).Elle doit tout à son physique de l’époque.Mais ne me parlez pas de talent.

     

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    • #648313
      Le Décembre 2013 à 03:44 par Lindia-song
      La laideur très politique du cinéma français

      Si vous me le permettez, cher Mik, vous êtes beaucoup trop sévère ! Chaque fleur exhale son parfum particulier. Brigitte, c’est une présence....une présence si puissante, que je vous vois bien restant terrassé dans votre fauteuil club, si vous l’aviez vue pénétrer dans le hall du Carlton, tandis que vous sirotassiez votre whisky, le laissant lamentablement dégouliner sur votre impeccable smoking d’été, et vous faisant regretter d’avoir à honorer une invitation à dîner, avec une quelconque pétasse, croisée l’après-midi même sur la Croisette.

      Regardez cela, je vous en prie....

      http://www.youtube.com/watch?v=S5Bc...

       
    • #649088
      Le Décembre 2013 à 16:57 par Xavier57
      La laideur très politique du cinéma français

      Ahh cette douce époque, malheureusement révolue, où nous pouvions encore sortir le soir en smoking ou en costume sombre sans avoir à craindre quelques regards indiscrets... Il faudrait absolument que la France renoue avec sa tradition de l’élégance. Le cinéma d’autrefois savait être érotique et poétique, respecter ses actrices et les sublimer. Cette scène d’introduction du chef-d’œuvre d’Alberto Lattuada, "I Dolci Inganni" (Les adolescentes), est d’une grande sensualité : http://www.youtube.com/watch?v=v7u-...
      Il est vrai que Brigitte Bardot, même si très bonne actrice, a aussi été quelque peu fabriquée pour l’époque. Malgré cela, sa présence à l’écran et son charme typiquement français resteront encore longtemps dans les mémoires de cinéphiles du monde entier...

       
    • #649600
      Le Décembre 2013 à 22:33 par Lindia-song
      La laideur très politique du cinéma français

      @ Merci beaucoup Xavier57 (à 16h57 !) de nous avoir fait connaitre cette superbe scène - à moi en tout cas - quoiqu’un tantinet oppressante mais cette jeune fille l’interprête à merveille !

       
    • #652175
      Le Décembre 2013 à 14:31 par Beautemps
      La laideur très politique du cinéma français

      Une femme admirable !
      Elle a incarné la femme,
      a fait rêver les hommes,
      et vient en aide aux animaux, qui payent un très lourd tribu dans notre société d’irresponsables...

      Elle combat la lâcheté, la cruauté, la puissance du fric qui nie le respect et l’intégrité, avec toute sa féminité.
      Elle a un sacré cran et toujours droites dans ses bottes !

       
    • #652345
      Le Décembre 2013 à 15:49 par Lindia-song
      La laideur très politique du cinéma français

      @ Merci Beautemps (à 14h31) : une très grande dame, une grande Française : Elle est aussi courageuse et noble qu’elle fut belle, c’est tout dire !

       
  • #644835
    Le 26 décembre 2013 à 20:51 par berla
    La laideur très politique du cinéma français

    Je ne connais rien au cinéma français depuis les années 80, je ne peux plus voir un film français c’est physique, la nouvelle vague m’a dégoûté à jamais de ce cinéma.
    Quand je lis ici des gens qui défendent godard, ça me fait rire, ça me rappelle certains étudiants bobos.. :-)

     

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  • #645174
    Le 27 décembre 2013 à 04:10 par Arthus
    La laideur très politique du cinéma français

    Evidemment que c’est politique, mais avant tout une question : devons nous accepter que le cinéma français soit exclusivement aux mains d’une seule et unique communauté ?
    Réponse : bien sur que non cette situation est tout à fait inacceptable et il faut que les choses s’inversent.

    Pour cela instruisons les français en commençant par son entourage.

     

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  • #645218
    Le 27 décembre 2013 à 07:08 par ...
    La laideur très politique du cinéma français

    mais pas touche à Yolande Moreau ? Tiens donc. Une icon est née...

    Sacralisation de l’humour Canal+ > tout un programme pour douce France.

    Au sujet de "l’art Yolande"... Cela me rappelle l’analyse de Robert Dorney Junior au sujet du rôle de Simple Jack (Tropic Thunders) Un certain "charisme" (dont de la nature) serrait nécessaire, en effet, à l’exécution d’un tel rôle... Symbiose entre Mère nature et le 7eme Art (mdr)

    Yollande est du domaine "spécifique"... J’ai peut-être tord... Mais qu’importe...

    Changeons donc de sujet... Tout autre sujet... C’est l’heure de mes divertissements favoris... Contempler les Olympics spécial en DVD... Suivit d’un Mister Bean...

    etc...

     

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  • #646768
    Le 28 décembre 2013 à 07:22 par coco mal perché
    La laideur très politique du cinéma français

    Presque tous les films actuels sont inspirés en fait par des évènements survenant au sein de la Communauté juive et des familles juives, meme quand elles sont transposées au cinéma dans des milieux non-juifs : c’est pourquoi on ne saurait adhérer ni à leurs petites histoires ni surtout à leur "mentalité", ça sonne faux et nous parait étrange : les bourgeois et bourgeoises , plus ou moins odieux, qu’on nous présente dans les films "parisiens" sont en fait inspirés par des personnages réels qui sont juifs .

     

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    • #648128
      Le Décembre 2013 à 00:11 par Mojo Risin
      La laideur très politique du cinéma français

      Moi ce que je lis surtout c’est un état des lieux bien incisif. Je dirais même qu’il y a un esprit critique qui n’est pas sans rappeler celui des cinéphiles communistes des années 50 et début 60. Quand le parti aidait à la production de films du genre Razzia sur la Schnouff avec Gabin. Les tenants de la "modernité" dénonçaient alors un moralisme quasi pétainiste. Ce genre de film se regarde avec un sourire amusé. Il dénonce, pas vraiment en demi-teinte, un fléau clairement identifié comme capitaliste (la dope) et déploie une galerie croquignolette d’éléments anti-sociaux : artistes bourgeois, dealer tafiole, serveuse lesbienne au format kapo, puis, descendant dans l’échelle de la "dégénérescence", maghrébin fourbe et danseur africain en transe. Gabin, charpenté comme un tonneau, mène l’enquête et au passage séduit d’un claquement de doigt une môme qui semble n’attendre que lui pour goûter au vrai mâle hexagonal (sanglé dans un pyjama à rayures, en robe de chambre en soie et avec des mules classiques !)
      N’empêche, ce genre de films disait beaucoup, entre autre la vérité, tout en étant carrément populaire. Je ne me souviens plus si l’initiateur de la filière de "schnouff" était typé juif. Peu importe.
      Ce n’est pas un hasard si cet excellent article a ce parfum. Il est grand temps qu’en France, après la complète destruction de la culture ouvrière et populaire, émerge un espace culturel où s’expriment des artistes (groupes de rock, romanciers, humoristes etc.) et de nouveaux points de vue.

       
  • #646855
    Le 28 décembre 2013 à 09:46 par log lady
    La laideur très politique du cinéma français

    Article de fond excellent !! T’as vraiment l’impression qu’on veut nous faire vivre dans un pays gris caca marron moche, avec zéro occasion de se marrer de comprendre ou de s’élever.
    Si les US ont "gagné" le monde avec leur cinéma hollywoodien, comme gros instrument de propagande, nous ici je sais pas ce qu’on gagne... un sandwich jambon beurre rassis et rance ?

    De l’autre côté esthétiquement t’as les chaînes de TV qui font dans le "divertissement" creux avec des faux rires et des paillettes présentant des anciennes et Nouvelles Stars, ou des Secret Story. Soit ; l’empire du pire des vides

    "Pauvras et Pauvros jubilent car ils ont le même blouson" mega crise de LOL.

     

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  • #647306
    Le 28 décembre 2013 à 14:36 par Alex
    La laideur très politique du cinéma français

    Critiquer un certain confinement du cinéma français pour en prôner un autre... Minable.

    Article partial, œuvre de quelqu’un n’ayant certainement ni la culture, ni l’ouverture d’esprit requises pour un exercice d’un tel genre. Prétendre que le cinéma doit être "comme-ci" ou "comme-ça", cela n’a absolument aucun sens.

    La comparaison Bardot/Moreau est tout simplement ridicule.
    De la masturbation intellectuelle.

     

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  • #647506
    Le 28 décembre 2013 à 17:10 par jbal6
    La laideur très politique du cinéma français

    Le problème c’est au fond que comme le politiquement correct plombe la France depuis 30 ans, il empêche l’émergence de personnalités déjà fortes avant qu’elles n’entrent dans le milieu du cinéma. On pourrait dire "anar de droite" mais ce serait un peu réducteur. Des gens en colère, et pas "achetables", parce qu’ils sont déjà formés. Comme Melville, Bardot, Blier père et fils, Delon, Gainsbourg, Giovanni etc. Et Soral justement. Ou des avocats comme Bonnant ou Vergès. Ces gens-là ont été éduqués avant le politiquement correct et la fausse subversion Canal +, qui empêche que se forme une vraie subversion ou philosophie intérieure, car elle dit "vous n’avez pas à bouger, vous êtes déjà rebelles car vous regardez Canal".
    Ca ne veut pas dire que tous les films faits par des personnalités fortes seront forcément de grands films, mais que tous les grands films sont faits par des personnalités fortes.
    Donc il faut de la personnalité, et donc pour ça il ne faut plus de politiquement correct, et donc pour ça il faut forcément de la provocation car elle seule peut enlever cette chape de plomb.

     

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  • #648675
    Le 29 décembre 2013 à 13:02 par Mimile
    La laideur très politique du cinéma français

    Mon père a fait les frais de la "Nouvelle Vague", en tant que démon-nêgre de service dans "Les orgueilleux" et "Et Dieu créa la femme". Mais qui corrompait l’autre, BB ou l’artiste dans ce film de Vadim ?

    La fréquentation chez Sénéquier a alors décuplé et les yachts de plus en plus ventrus se vautrèrent dans le port. Les perruquiers israéliens ne tardèrent pas a ouvrir leurs boutiques après avoir , de Pamplone à Ramatuelle, exhibé leur gland. Le Midi commençait alors à sentir toutes sortes d’huiles rances.

     

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  • #650110
    Le 30 décembre 2013 à 12:42 par Laurent
    La laideur très politique du cinéma français

    Vrai que le cinoche français est nase à souhait de nos jours...
    Entre les comédies souffreteuses politiquement correctes et les psycho drames à deux balles on est gâté.
    Les polards à la violence gratuite et creux comme un nanar US des 70"s.
    Il est loin, très loin, le cinéma d’Audiard ou de Molinaro, loin celui de De Broca, de Mocky,Melville, Renoir, Becker, etc...
    La musique de Michel Magne, de Sarde ou de “Morricone”...
    Une époque révolue dans laquelle le cinéma n’était pas un repaire d’acteurs bancables et où ils s’amusaient à nous divertir, sans prétention.

     

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