Délit de blasphème
Une enquête ouverte contre Jean-Marie Le Pen pour ses propos sur les chambres à gaz

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour contestation de crime contre l’humanité après les propos de Jean-Marie Le Pen, qui a de nouveau qualifié aujourd’hui les chambres à gaz de « détail » de la Seconde Guerre mondiale.
L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne. Le président d’honneur du FN a réitéré ses propos sur les chambres à gaz, prononcés une première fois en 1987 et volontiers répétés depuis, et qui lui ont valu plusieurs condamnations.
A la question de savoir s’il maintenait ses dires, M. Le Pen a répliqué : « Je les maintiens parce que je crois que c’est la vérité, et que ça ne devrait choquer personne, qu’on a instrumentalisé cette affaire contre moi en y introduisant un soupçon d’antisémitisme alors que je mets au défi quiconque de citer une phrase antisémite dans ma vie politique. »
La présidente du FN, Marine Le Pen, s’est désolidarisée des propos de son père, affirmant être « en profond désaccord sur le fond et sur la forme ».
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Pour le droit au blasphème, par Alain Soral
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