"C’est quoi une société offshore ?"

Les paradis fiscaux pour les nuls

Publié le : jeudi 14 avril 2016
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France Bleu répond en deux minutes à trois questions : qu’est qu’une société offshore ? Sont-elles vraiment illégales ? Et qu’est-ce qui pose problème avec elles ?

 


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Le 14 avril 2016 à 20:07 par batoo
#1443403

légal pour les sociétés mais illégal pour les particuliers...

voila comment sont tenus, par les roubignolles, nos élus...enfin, c’est pour cela qu’ils n’en ont pas... :o)))))

Le 14 avril 2016 à 20:11 par Jean
#1443413

Le niveau baisse sur Radio France !

Une société offshore n’est pas "une société qui a domicilié ses comptes bancaires dans un pays qui pratique une politique fiscale très avantageuse." Faire cela n’apporterait aucun avantage fiscal.

Le terme anglais "offshore" signifie "au large des côtes", autrement dit "extraterritorial". Une société offshore est donc une société enregistrée à l’étranger, dans un pays où le propriétaire n’est pas résident.

C’est souvent un pays où les entreprises sont taxées territorialement : elles payent des impôts sur les bénéfices qu’elles ont réalisé localement et elles payent peu ou pas d’impôt sur les bénéfices qu’elles ont réalisé hors de la juridiction dans laquelle elles ont été constituées.

Il n’est pas illégal de créer une société offshore. Ce qui est illégal c’est la fraude fiscale, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent,...

En France, les rudiments du droit fiscal n’est pas enseigné par l’Education nationale pour priver le peuple de la capacité d’optimiser sa fiscalité. Ensuite, il ne faut pas s’étonner que certains Français fraudent le fisc sans le savoir.

Le 14 avril 2016 à 22:53 par Bruno
#1443569

Oui. La plupart des sociétés Offshore ne sont d’ailleurs pas destinées à frauder le fisc ou à payer moins d’impôts.

On peut par exemple monter une société en Inde, pour y recruter des programmeurs localement qui vont travailler pour les autres sociétés du groupe dans le monde.

Le 14 avril 2016 à 23:33 par la pince mon seigneur
#1443604

merci d’avoir rappelé les fondamentaux sur l’aspect juridique personne privée/publique qui est le cœur de cette douille, dans un prochain numéro, peut-être vous nous présenterez un bilan comptable dont la dette au passif reflète les avoirs en trésorerie ou les immobilisations à l’actif, de part cette entrecôte les gens auront une amorce du fait qu’on peut faire dire n’importe quoi à un bilan...

Le 15 avril 2016 à 03:04 par AllanQueensean
#1443713

il existe d’innombrables systemes francais qui permettent d’alleger l’impot. Seulement, les gens sont terrorisés par le fric et ne voient les impots et le fisc que sous leur version contraignante, non comme le service public de renseignement et d’accompagnement. Les services des impots sont aussi un outil dont il faut se servir. Inutile donc de prendre des risques à aller loin et de s’exposer à des suspicions d’abus de droit. Et je pense egalement aux PME qui n’exploitent jamais assez les renseignements fiscaux pour alleger leur imposition, alors que d’innombrables outils existent.

Le 15 avril 2016 à 07:57 par Elie R.
#1443761

Le vrai pb c’est quand un montage complexe permet de concentrer les profits dans un paradis fiscal tandis que les couts restent dans le pays ou l’activite’ commerciale a lieu. Quand en plus sous pretexte de creer de l’emploi, la meme structure en profite pour obtenir des subventions et des garanties de prets... pratique, en plus en cas de defaut on plie valise sans que la structure qui abrite les profits puisse etre poursuivie.

Ou comment avoir le beurre, l’argent du beurre et le c* de la cremiere... cf Baba de la finance d’entreprise. En vente dans toutes les bonnes (et mauvaises) ecole de commerce.

Le 15 avril 2016 à 09:21 par Toutatis
#1443791

Qu’est-ce qui le plus immoral ?
- qu’il y ait des paradis fiscaux ;
- qu’il y ait des enfers fiscaux. Si l’on admet le principe de la concurrence internationale, ne peut-il y avoir concurrence entre les système fiscaux ? Et, pour finir, la question la plus importante :
- De quoi est pavé l’enfer ? Vous avez 4 h 00 et les copies seront censurées ..... heu ..... relevées ! Toutatis

Le 15 avril 2016 à 11:27 par coyoterevolte
#1443891

1-Des millions de dollars circulent dans les bourses avec des opérations au millionième de seconde et la libre circulation de l’argent est un dogme. 2-La plupart des opérations d’argent se passent en 2016 en informatique. Leur nombre rend quasi impossible pour un humain, la démarche de suivre le chemin de l’argent. De facto, les mouvements d’argent sont difficilement traçables. 3-Le suivi informatique de ces opérations de transfert d’argent est aussi gardé secret grâce au secret bancaire et à l’organisation discrète des serveurs et des connexions autorisées. Dans ces circonstances, tous ceux qui s’étonnent d’une opacité des transferts d’argent sont des crétins.

Idem pour ceux qui se focalisent sur des comptes offshore uniques. Pour frauder, il est nécessaire de créer un flou, par exemple, en faisant circuler son argent sur différents comptes, différentes places boursières, différentes filiales et ainsi diluer l’arnaque. exemple de dilution : dans superman3, l’employé détourne informatiquement quelques centimes de chaque employé de sa société et c’est le grand nombre d’opérations qui lui rapportent un magot. Un autre point important est l’accès à des connexions internet sécurisées, comme pour le président des US, au cas où certains auraient l’illusion que les rotschild utilisent les mêmes tuyaux que les pauvres. C’est d’ailleurs eux qui ont installé les réseaux internationaux du pétrole et de l’électricité et je pense que ce sont eux qui maitrisent les fils (ou ondes) , les serveurs de circulation de l’argent et les serveurs de visa et mastercard (parmi les 13 serveurs principaux évoqués par Attali lors d’une émission, la bibliothèque Médicis). Pour contrer ce totalitarisme informatico-bancaire, Poutine et les russes veulent créer leurs tuyaux bancaires à eux. Le scandale est là : seuls les rotschild ont accès à ces foutus serveurs, l’argent bouge dans tous les sens sans que le pékin moyen puisse contrôler quoique ce soit et on pointe du doigt des comptes offshore, soit, mais relativement statiques et identifiables. Les fraudes ont besoin de confusion et de mouvement, comme le magicien ou le bonneteau. Je ne suis ni spécialiste en pognon, ni en informatique mais, quand tout est fabriqué en cuisine et que je n’y ai pas accès, je mange pas : il y a un loup. Peu de gens savent comment marche un ordinateur et sa gestion des données, et, par inclusion,ceux à même de disséquer l’arnaque bancairo-informatique sont encore moins nombreux.

Le 15 avril 2016 à 16:21 par PI (presque il)
#1444131

Un reportage diffusé sur Canal je crois montrait comment un petit patron ostensiblement "parti de rien" (une simple babasse) était parvenu à devancer les transferts boursiers pour savoir quoi acheter ou vendre. Dans cette affaire un réseau de connaissances bien placées et bien informées lui a surement été plus bénéfique que son réseau informatique et son ordi pourri.

Le 15 avril 2016 à 16:00 par logos
#1444121

La voix off dit "ce n’est pas moral mais c’est légal". Il me semble pourtant que la loi est basée sur la morale, sinon sur quoi d’autre ? Si on accepte des lois immorales alors on peut aussi accepter des sciences illogiques etc ... C’est le règne de l’absurde.

Le 15 avril 2016 à 18:01 par ARI
#1444204

Bien vu, bien dit !

A méditer

Merci !