Assurance-vie : les retraits des épargnants pourront être bloqués

En prime, le programme électoral de la Banque pour 2017

Publié le : samedi 10 décembre 2016
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« On bute sur un rythme de réformes qui est moins fort que chez nos voisins »

C’est en ces termes que le gouverneur de la Banque de France passe le message aux futurs finalistes de l’élection présidentielle. Mais nous sommes sûrs qu’ils sont déjà briefés sur l’injonction du système bancaire : il faudra donner plus de souplesse à l’économie, c’est-à-dire plus de précarité aux Français.

 

« Il y a moyen d’avoir des réformes qui produisent davantage de croissance, et qui produisent davantage d’emplois »

Cela s’appelle le dérèglement, et ça ne marche pas – pour les peuples – comme prévu. En revanche, ce qui marche, c’est bien la recapitalisation boursière, et les peuples qui mettent la main à la poche pour que les profits des puissances économiques ne baissent pas trop. Une nouvelle preuve en sera donnée à la fin de l’interview...

« La dette qui naît des déficits, il faut la rembourser ! En 1980, la France avait 20% de dette par rapport à son PIB. Aujourd’hui, nous sommes à presque 100% ! »

Pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que les banques vivent, entre autres, du remboursement de la dette... qui, au final, est imputée au peuple travailleur. Qui n’a pas la chance de voir la charge de la dette baisser, car toute inflation a été jugulée. L’inflation est l’ennemie du système bancaire, pas des gens.
Le gouverneur de la BdF rappelle que son institution est indépendante, alors qu’elle est historiquement gérée par le lobby bancaire, par définition, soit des représentants des grandes banques privées, déguisés en techniciens « républicains ».

Le non-remboursement de la dette reste la seule arme des peuples contre la banque, contre « leur » banque. Ce que les Islandais ont fait, pour leur plus grand soulagement. Premier refus à l’échelle d’un (petit) pays du chantage oligarchique. Mais pour cela, il faut une volonté politique forte. C’est justement pour cette raison nos dirigeants sont choisis parmi les plus veules, les plus souples, ou les plus pénétrés par le lobby bancaire. Qu’on pense seulement à Balladur, Sarkozy ou Macron, et leurs accointances avec les banques Lazard ou Rothschild. La continuité du pouvoir profond (pléonasme) !

« Mais notre problème à nous Français, c’est le coût de ce modèle social ! Il nous coûte en France 56% de dépense publique par rapport au PIB, nos voisins européens c’est 47%. La différence entre les deux, c’est 180 milliards d’euros. Je dis pas qu’on peut les économiser du jour au lendemain mais c’est ça qu’il faut que nous regardions. »

Tiens, le programme de Fillon... Il est toujours bon d’écouter le patron des banques plutôt que ses affidés, les hommes politiques. Toujours s’adresser à Dieu plutôt qu’à ses saints : l’information est plus brute, moins ripolinée.

Quand Stéphane Soumier évoque la possibilité qe vous aurez vous, François Villeroy de Galhau, à travers l’ensemble des organismes de régulation, de bloquer notre épargne pendant six mois s’il devait y avoir une remontée violente des taux d’intérêt », le banquier en appelle au Haut conseil de stabilité financière, décrété « indépendant », et à la protection des petits épargnants... Les banquiers ne manquent pas d’humour. Soumier traduit la chose à sa façon :

« Il est quand même étrange que ce soit les épargnants qui garantissent les risques des assureurs, d’habitude c’est le contraire... »

On sent que la prochaine livraison de Jovanovic va être velue.

- La rédaction d’E&R -

 


 

La Banque de France sera-t-elle conduite un jour à bloquer les retraits que souhaiteraient opérer les détenteurs d’un contrat d’assurance-vie ? Elle en a en tout cas désormais le droit. Ce jeudi, le Conseil Constitutionnel a validé la disposition de la loi Sapin 2 qui lui en donne le droit dans certaines circonstances exceptionnelles.

 

Invité ce matin [vendredi 9 décembre 2016] sur BFM Business, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a tenu à expliquer les modalités de mise en oeuvre de cette disposition.

 

« Il y a eu sur ce sujet des réactions tout à fait excessives. Premièrement, c’est une disposition exceptionnelle en cas de crise grave. Ensuite, elle ne m’appartient pas à moi seul. C’est [une décision qui appartient au] Haut conseil de stabilité financière, une instance collective présidée par le ministre de l’Économie qui est aussi constituée par des économistes indépendants. »

[...]

En attendant, comme l’a signalé Stéphane Soumier, directeur de la rédaction de BFM Business, « cette disposition a choqué les épargnants et a eu des effets immédiats sur la collecte d’assurance-vie ».

Lire l’article entier sur bfmbusiness.bfmtv.com

Comprendre la Banque avec Pierre Jovanovic chez Kontre Kulture

 

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Le 10 décembre 2016 à 16:50 par Jaoram
#1621091

limiter et ensuite interdire les retraits d’argent sur les fonds placés en assurance-vie voilà ce qui explique la prolongation sans fin de l’état d’urgence en France. le terrorisme n’est qu’un prétexte. grace à l’état d’urgence le petit peuple se laissera tondre sans pouvoir se rebeller.

Le 10 décembre 2016 à 19:24 par TaTaYoYo
#1621229

Je partage votre avis sur la raison profonde de l’instauration de l’état d’urgence. Il s’agit pour les traitres qui ont accédé au pouvoir de se protéger, d’avoir tous les artifices nécessaires pour mater la rébellion. Loi renseignement, contrôle de la presse, etc ... C’est ignoble.

Le 10 décembre 2016 à 18:32 par labelette
#1621174

Le problème, c’est que les Financiers veulent couler le modèle français. Ainsi Bruxelles endette notre Sécurité Sociale, en distribuant à tour de bras les allocs aux étrangers, même en situation illégale ! (sur mon formulaire CAF, il y a une rubrique spécifique pour étudier leur cas, c’est dire si c’est institutionnalisé...).

Notre modèle qui marchait bien avant, aurait pu inspirer les autres pays européens... mais ça nos "financiers" ne le voulaient pas.

Le 10 décembre 2016 à 21:32 par Icare
#1621349

Le problème, c’est que les Financiers veulent couler le modèle français.

Vous avez malheureusement raison dans la mesure où ils veulent réduire les dépenses sociales, c’est à dire les prestations, au détriment du peuple et au bénéfice exclusif d’une minorité qui n’en aura jamais besoin.

1) les dépenses sociales représentent 24% de la richesse nationale

2) Elles représentent environ 10% de l’endettement alors qu’ils ne parlent que de ça dès qu’on parle d’endettement ! On voit bien que ce n’est pas du tout le problème principal de l’endettement d’une part, et que d’autre part, ils ne feront jamais rien pour corriger les 90% de l’endettement.

3) L’écart supérieur des dépenses sociales françaises avec la moyenne européenne est un mensonge manipulatoire : voir la démonstration dans cet article au § "tout est dans les retraites" http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1835.

Merci, Mr le Gouverneur. Il est bien clair que cette institution financière éminente est aujourd’hui d’une indépendance exemplaire ...

Le 10 décembre 2016 à 20:01 par Imanol
#1621271

A JL 69 les francais spoliés mettront des bougies et des nounours devant leur banque, et ce n’ira pas plus loin. Ce qui est absolument énorme dans cet interview et que aparrement peu de monde à entendu , c’est que ce banquier, tout en voulant rassurer les "petits épargnants" qui pourraient ne pas récupérer leurs économies si les gros(mieux informés) se servent en premier, confirme involontairement que les fonds euro des AV sont une méga pyramide de Ponzi. Ceux qui n’ont pas encore compris ca ont maintenant l’info de première main de la part du gouverneur de la BdF. A bon entendeur...

Le 10 décembre 2016 à 21:01 par STEF de MARS
#1621326

Le racket des élites bancaires sur le peuple travailleur ira jusqu’à son terme, jusqu’à la confiscation totale de toutes les épargnes si personne ne met fin à l’immense et ignoble escroquerie de l’emprunt que les banques privées ont mise en place sur l’économie des nations, avec la complicité de nos dirigeants véreux. Il faut déchirer le contrat qui nous lie avec ses crapules et récupérer l’argent de notre travail en exigeant le remboursement des sommes colossales qui nous été volées. Le travail rend libre, la dette rend esclave.

Le 10 décembre 2016 à 23:20 par Mate
#1621454

Petite précision : Une très grosse partie de la dette Française est en réalité "matérialisée"... En assurance vie. Eh oui, vous ne croyiez quand même pas que les banques allaient prendre le risque sur leur dos, non ?

Bloquer les montants des Assurances vies et ratisser ce type d’épargne revient donc... à faire défaut sur la dite Dette. Chose avec laquelle pas mal de gens seraient d’accord.

Le 11 décembre 2016 à 05:01 par Soralien
#1621595

"Pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que les banques vivent, entre autres, du remboursement de la dette.." C’est plus vicieux que cela , ce ne sont que les intérets de la dette .A vérifier ,mais je crois que c’est le premier poste de dépense .

Le 11 décembre 2016 à 09:50 par Lecteur
#1621667

Et bien voila , ils ont vidé les caisses de l’état et maintenant, ils vont faire les poches des épargnants , ça va toujours plus loin... par contre ils ne remettrons jamais en compte le coûte des élites , et la fraude sociale en distribuant l’argent au premier venu....

Là aussi , il y a des milliards à récupérer plutôt que de toucher au bas de laine des Français qui souvent se sont privés pour avoir ces économies et penser à l’avenir de leurs enfants.....

Le 11 décembre 2016 à 12:33 par Zom
#1621809

Et pendant ce temps la, en 2015 , les top 1% les plus riches ont augmentés leurs revenus de 25%. Elle a un drole de gout cette "crise".

Le 11 décembre 2016 à 22:44 par Antidote
#1622308

Si en bas de votre relevé de compte bancaire apparait la phrase suivante :

« Fonds de Garantie des Dépôts. Votre compte est éligible à la garantie du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution selon les textes en vigueur. »

Cela signifie que le gouvernement a donné dérogation aux banques pour vous piquer jusqu’à 60 % de votre épargne.La dette d’état est passée à une dette publique après la crise de 2008.

Voilà des années déjà qu’Olivier Delamarche s’abime les cordes vocales pour nous expliquer que posséder « une assurance vie », c’est de la dette, « un plan retraite », c’est de la dette, etc.

Olivier Delamarche alerte ! « Monnaie de singe » en vue...! (Hd 720) https://www.youtube.com/watch?v=ZWp0ZY7Y57I

Le 12 décembre 2016 à 11:54 par Mike
#1622535

Excellent !!! ER a parfois louvoyé sur les questions économiques, mais là j’approuve.

Il faut politiquement défendre l’inflation, au besoin par une dévaluation massive. Ou plus simple : refuser de payer. La seconde solution est meilleure mais a le défaut de geler le chiffre de la dette, qui pourrait ressortir avec un changement de majorité.