« C’est ce que les anglais n’ont pas. Leur langue est mal fixée. L’anglais est donc un argot germanique sorti des bordels, des soutes et des entrepôts portuaires. »
@Eric, il y a un manque de « noblesse »... mais ça n’est pas forcément péjoratif... justement il parle de l’inventivité qui en découle...Cette inventivité justement dont vous parliez plus haut dans le roman « a Clock work orange ».
Je suis d’accord avec lui... contrairement au français qui a un attachement viscéral à la racine des mots... l’anglais est une langue bien plus batarde... et plus libre plus émancipé par rapport à la filiation.
On peut dire NEOLOGISM en anglais formel mais on dira habituellement TO COIN qui signifie littéralement battre monnaie. Autrement dit le vocabulaire dans la communication est comparé à une pièce, une monnaie d’échange..
Battre monnaie relève rationnellement des droits régaliens fondamentaux, en sorte que toute atteinte à ce monopole constitue un crime d’État majeur.
Battre monnaie serait le privilège de l’état et des institutions.. tout comme le vocabulaire que l’on utilise est le privilège de l’academie.. La mise en circulation de pièces fausses est évidement un délit.. mais qu’en est il du vocabulaire inventé de toute pièce : est ce de la falsification... du faux monnayage ?...
C’est une particularité de la langue anglaise que de créer assez facilement des mots nouveaux de coller par exemple deux mots ensemble pour en créer un nouveau, sans que cela soit une faute d’orthographe. On parlera alors de « neologism portemanteau »... comme par exemple « metrosexual »...
On peut aussi réfléchir à la formation assez banale en anglais de deux mots qui ont donnés le mot « e-mail » (electronic mail) et pour finalement donner une bizarrie en français comme « courriel »... Un barbarisme en francais’est une faute de langue qui enfreint les règles de la morphologie c’est une sorte de néologisme involontaire en quelque sorte et il est bien là le
problème, car il semble qu’en français les néologismes sonnent presquetoujours comme des barbarismes au début.
Au contraire dans l’anglais parlé les néologismes sont très fréquents la langue peutêtre malmenée sciemment en dépit de règles établis tant que l’assemblage ou la nouvelle création est
comprehensible et transparente.
ps : je suis favorable à ce qui est structurant... et notre langue avait bien plus de sens lorsque nous maîtrisions l’apprentissage du grec et du latin..