Charles Gave – Autopsie d’un monde boboïsé
13 décembre 2018 16:34, par Socrade
il est bien gentil mais la prédation est beaucoup plus étendue que ce qu’il dit, presque 60% du PIB est de la dépense publique maintenant et on y accède statutairement par "droits acquis" et absolument pas parce qu’on est capable de définir une prestation publique réelle et capable de la réaliser au meilleur coût : c’est ça le vrai problème.
Le gros de la prédation ça n’est pas la classe évanescente des bobos c’est la sncf, edf, l’éducation nationale, toute la santé -qui coute 10 fois ce qu’elle coute dans certains pays du tiers monde pour le même résultat- et toutes les fonctions d’état.
Si la distribution était sous ce régime de prédation vous auriez des magasins à la soviétique avec rien dedans. C’est ça le vrai problème et c’est hallucinant que personne ne semble en avoir conscience, je pense parce que les gens confondent liberté du travail dans les secteurs public et privatisation. Ca n’a absolument rien à voir mais il faut réfléchir un peu plus que pour le commerce à un système de restauration de la liberté dans les services publics, parce que l’utilisateur final ne paie pas ou qu’il a peur (santé) ou qu’il n’a pas les moyens de juger et choisir. Mais bon c’est pas si compliqué que ça et restaurer la liberté c’est à dire empêcher la prédation dans les prestations publiques c’est aller beaucoup plus loin que la démocratie, qui n’est qu’une technique limitée à la prédation de la tête du pouvoir (on peut virer le type tous les cinq ans mais ça s’arrête là). Mais bon ça n’intéresse personne !!!