"Évoquant les enfants à naître avec un handicap, il a critiqué les conseils donnés aux parents d’interrompre la grossesse"
J’avoue - et j’espère n’être pas censuré pour cela - que ce genre de déclaration me met mal à l’aise.
Certes, on peut concevoir qu’un enfant vienne au monde avec de légers handicaps, qui seront pour ses proches une occasion d’exercer leur générosité et de s’ouvrir à la différence, loin de toute normalisation.
Mais de là à prendre pour principe, comme fait le pape, qu’aucun fœtus ne doit être supprimé, il y a tout de même une différence.
Un de mes cousins a passé sa vie à s’occuper d’une fille fortement handicapée, et l’a finie (sa vie) en se suicidant. Simple coïncidence, ou preuve du calvaire qu’il avait enduré ?
Pour ma part, je considère qu’aucune autorité - fût-elle papale - ne devrait se prononcer de manière générale sur la question. Que des parents aptes à supporter (j’en connais aussi) le handicap lourd de leur enfant, décident de le garder, devrait être un droit ; mais cela devrait également rester un droit de pouvoir en décider autrement, en accord avec les médecins.
Il est par ailleurs agaçant que cet extrait d’article titre sur l’avortement en général, qui touche aussi bien des enfants parfaitement sains, mais bifurque aussitôt du côté des enfants handicapés, avec l’inévitable référence au nazisme. On ne prend pas des décisions sages sous la menace.