(Correction) Voici ce que j’ai retenu des travaux de Bernard Friot, qui apporte une ouverture intéressante. Sa thèse repose sur un déjà-là, c’est-à-dire un salaire à vie qui ne dépend pas du marché du travail. Le marché capitaliste du travail nous nie comme coproducteur de valeur économique. En effet, la manière dont les fonctionnaires sont payés découle directement de la production de richesse qui est créé par eux-mêmes. En résumé, la fonction publique (qui comprend l’ensemble des agents appartenant à la fonction publique de l’État, à la fonction publique territoriale, qui travaillent dans des collectivités territoriales, et à la fonction publique hospitalière), les professions libérales, et même les chômeurs, se substituent à l’économie capitaliste du travail : Le salaire à vie est un attribut de la personne, contrairement au secteur privé où c’est le poste de travail qui est payé. La Sécurité Sociale se substitue également à l’économie capitaliste, celle-ci se finance par les cotisations sociales : Ponction sur la somme des valeurs ajoutées (P.I.B). Je précise au passage que je fais bien la distinction entre un artisan, une petite et moyenne P.M.E, et une entreprise s’inscrivant dans une logique croissante par le profit. Je me permets de relayer cette conférence : Bernard Friot - Emanciper le travail (1ère partie) https://www.youtube.com/watch?v=_Yp.... Le moyen âge, et ce jusqu’à l’ancien régime, avaient déjà instauré cette répartition économique. Quand Monsieur Friot évoque cette période, il ne parle que de féodalité, sans donner plus de précision. Néanmoins, ça n’enlève en rien à la qualité de son travail, et au débat qu’il apporte. En tout cas, merci à E&R de relayer cette personne. Bien cordialement.