Eure : un exercice anti-terroriste crée la polémique
7 septembre 2017 10:36, par Caro
Tous ces exercices de simulation, dans tous les cas, bien que partant certainement d’une bonne intention (quoique), sont surtout, à mon avis, créateurs d’angoisses profondes chez la plupart des élèves qui le vivent (j’ai bien compris pour le coup que seuls les profs étaient présents hein, je globalise ma pensée). J’ai la quarantaine et de toute ma scolarité, mis à part les exercices d’alerte incendie, je n’ai pas connu ça. Je m’étais déjà fait quelques réflexions quand mon aînée (16 ans) se retrouvait malgré elle actrice de fausses alertes-tempête (on barricade les portes, on couvre les fenêtres...). Et puis on a avancé les pions d’un cran vers l’horreur avec les simulations "alerte intrusion". Attention les enfants, des gens méchants, les yeux rouges avec de grands couteaux sont entrés dans l’école et vous cherchent ! Où allez-vous vous cacher ? ... Je schématise un peu mais c’est l’idée. J’ai souvenir, l’année dernière, de quelques soirées difficiles avec ma cadette (7 ans), me demandant si les méchants pouvaient venir jusqu’à la maison et entrer dans sa chambre. Bref, si on voulait créer une génération de perturbés, on ne s’y prendrait pas autrement... Cet article tombe à point nommé s’il était besoin de vérifier l’impact de ces alertes sont des adultes.