Tout d’abord je pense qu’il est pour le moins imprudent de prendre les dires de menteurs professionnels au sérieux. En toute logique, s’ils chuchotent que la Russie a un quelconque rapport avec l’élection US c’est qu’il n’en existe aucun. L’unique qualité d’un menteur compulsif, c’est sa fiabilité.
D’autre part aucun soupçon de preuve ne vient étayer ces divagations. Pas le moindre. Quelques gugusses se sont réunis dans un bureau, ont joué à la boule de cristal, apparemment sans tomber d’accord, et à l’arrivée certains d’entre eux s’autorisent à penser qu’il ne serait pas impossible, en théorie, que complot il y eut entre un gars dont la cousine aurait peut-être surfé sur RT News un soir de spleen et Wikileaks.
Bon, d’accord, admettons. Comme pour la chauve-souris de Bigard. Pareil. Et après ? Que s’est-il fondamentalement passé ? Quelqu’un, peu importe qui dans le fond, a dévoilé aux américains que la Clinton a la langue fourchue. La vérité ne leur a pas plu et ils l’ont envoyée sur les roses. Point barre. Après ça, chercher à savoir qui a cafté est sans intérêt.
Il est toutefois à noter que ces prétendues fuites ont été orchestrées juste après l’annonce par Obama qu’une enquête allait être ouverte concernant les trois dernières élections. Traduction : ne vous donnez pas la peine de chercher un coupable, nous avons déjà deviné de qui il s’agit. Enfin... peut-être. Mais c’est pas grave, il faut nous croire sur parole (sur l’air de "fais-moi confianssssssss").