À Caen, les éleveurs protestent contre les prix de leurs produits
20 juillet 2015 05:18, par Bromélia
A Remi,
Un citadin n’ayant pas de terre à cultiver, que peut-il offrir en échange de ce qui est produit par l’agriculteur ? Le problème c’est qu’avec une organisation de la société en mégapoles coupés de la terre les agriculteurs devraient être les plus riches d’entre nous si la loi du marché était réellement appliquée.
Une telle situation devrait normalement appeler le citadin à revenir au travail de la terre avec une désertion des villes à la clé. Or c’est le contraire que l’on observe. Manger est une part de plus en plus modeste de nos budgets (peu de personnes font du jardinage pour pouvoir manger à leur faim, c’est davantage pour mieux manger) alors que le prix des logements est devenu inaccessible dans les centre villes.
Mon interprétation est que le référentiel de la valeur que l’on nous impose est la production d’intérêt pour un investisseur (= usure). Dans un tel système seul ce qui ont un emploi (employé au service d’un intérêt) produisent de la valeur peu importe si leur travail est nuisible ou non. Si vous cultivez votre jardin, votre travail n’est pas reconnu comme produisant de la valeur. Vous spéculez sur l’immobilier ou les denrées alimentaires et vous êtes grassement payés. Ce déséquilibre vient de la religion de l’usure dans laquelle il n’y a pas de salut hors de l’emploi.