Les enjeux des lasers chinois dans l’espace
12 juin 2015 18:00, par parse
Pour ce qui est de la centrale solaire spatiale transférant l’énergie captée dans l’espace par un laser pointé sur un récepteur terrestre, il y a deux problèmes majeurs : si on transmet en continu l’énergie, il faut mettre le laser en orbite géostationnaire (36000 km de la Terre - le satellite fait un tour de la Terre en 24h, il est donc immobile par rapport à elle) et donc pointer un endroit minuscule sur la Terre (1ère difficulté) avec un faisceau d’une puissance énorme (2ème difficulté). Et si ça dépointe ? On a un faisceau de plusieurs MW (méga watts) qui détruit tout sur son passage. Or, à 36000 km de la Terre, un défaut de pointage angulaire de 1.5 degré se traduit sur Terre par un impact 1000 km plus loin (Paris-Marseille). Et 1,5 degré, c’est, sur une montre par exemple, la marque d’une minute divisée par 6 (ou, si l’on veut, la course que parcourt la grande aiguille en 10 secondes). Par ailleurs, une telle installation dans l’espace aurait une très grande masse et donc une inertie importante (c’est à dire une résistance élevée à un mouvement que lui appliqueraient des petites tuyères d’attitude). Du coup, ça prendrait du temps pour effectuer des corrections de pointage. Donc, sur ce plan, il me semble qu’on peut chiffrer à des dizaines d’années le jour où on construira de telles centrales solaires.