Le frère Bruno Bonnet-Eymard a recherché, dans le texte du Coran, les racines syriaques qui pouvaient s’y trouver. Personne encore n’avait encore entamé une traduction telle que la sienne. Pour l’établir de manière véritablement scientifique, il a décidé de s’en tenir au texte initial du Coran, en éliminant la Sira, qui ne fut écrite qu’à partir de 150 ans plus tard qui raconte la vie de Mahomet, en ne prenant pour base que le texte du Coran lui-même. Cette décision est importante, car le texte s’explique généralement par référence à la Sira, y compris pour les traductions.
La particularité de la langue arabe étant d’être "née" avec le Coran, ou plutôt avec la littérature qui en a suivi, car il n’existe en effet pas de littérature arabe auparavant, il va entreprendre à partir du texte initial, rédigé en quelques sortes en "proto-arabe", c’est à dire sans marque diacritique (puisque celles-ci ne viendront que bien plus tard), (l’accentuation) afin de retrouver le sens des mots par ses racines hébraïques, et araméo-syriaques.
Mettre de côté la Sira lui permet de réfléchir au monde arabe d’avant le Coran. Décrit comme une terre païenne et polythéiste, l’Arabie de l’époque était selon lui largement judaïsée et christianisée, peuplée d’ariens, ce qui remet en cause les textes traditionnels autour de la naissance de l’islam et de son contexte. En outre, il existe des vestiges ainsi que des écrits anciens dans la région du Yémen et de Syrie, (Pétra) datant de cette époque, qui seraient assez proches de ce qui allait devenir l’arabe et qui seraient, aux dires du frère, des écrits chrétiens.
Tout cela servira de base à sa traduction, mais aussi à définir la personnalité de l’auteur du texte. Le nom de Mohamed signifiant tout simplement "Le bien-aimé" et non prénom. Selon le frère Bruno, l’auteur serait bien arabe, mais un arabe christianisé, issu de l’arianisme, tentant de réconcilier les juifs et les arabes autour d’un nouveau texte. Son éxégèse l’amènera à faire des recoupements historiques
A travers cette traduction le Coran, par les langues araméennes et hébraïques, un nouvel aspect du texte apparaît, donnant un sens à des mots coraniques jusqu’alors restés inexpliqués par les traducteurs arabes, comme la fameuse abréviations "ALM qui serait issue des abréviations rabbiniques anciennes, et signifierait "Dieu des délivrances", ce qui semble attester d’une origine chrétienne largement mâtinée de judaïsme... ¨¨http://cmick23r.wordpress.com/2012/10/...
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