On espère que cette information va faire réfléchir les hommes-soja, ceux qui se déconstruisent tout seuls par le biais de la nourriture.
— VERITY France (@verity_france) March 22, 2025
Les aliments à base de soja (desserts, yaourts, lait, steaks végétaux, tofu et surtout biscuits apéritifs), contiennent trop d’isoflavones, des substances végétales proches des hormones féminines aux effets potentiellement nocifs pour la santé, alerte l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui recommande de ne pas en servir en restauration collective.
L’agence invite aussi « les acteurs de l’agroalimentaire à revoir les techniques de production et de transformation du soja », afin de réduire les teneurs en isoflavones de leurs produits, dans un avis sollicité par les ministères de l’Alimentation et de la Santé, et publié lundi 24 mars.
Les isoflavones sont des phyto-œstrogènes, des substances végétales proches des hormones féminines (œstrogènes) présentes dans les légumes secs, les légumes, et principalement le soja. Ils « peuvent interférer avec le fonctionnement hormonal physiologique, et donc conduire à des effets indésirables pour le système reproducteur », explique à l’AFP Aymeric Dopter, chef de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition à l’Anses.
« Le soja étant la principale source d’isoflavones, l’Anses recommande de ne pas servir d’aliments à base de soja en restauration collective pour éviter une surconsommation », des crèches aux écoles, collèges, lycées, aux restaurants d’entreprises, Ehpad, hôpitaux et cliniques, donc pour « toutes les catégories d’âge ». « Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur le soja en tant qu’aliment, mais plutôt sur les teneurs en isoflavones que les produits au soja contiennent actuellement », précise Aymeric Dopter. « En attendant d’avoir des sojas moins riches en isoflavones, il faut lever le pied sur la consommation de ces produits », résume-t-il.
Lire l’article entier sur francetvinfo.fr