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2 décembre 1805... Austerlitz !

« Battons-nous donc ! Mes amis, voilà le soleil d’Austerlitz. »

Macron a oublié de commémorer cette grande victoire française, qui devrait être enseignée dans tous les lycées de France et de Navarre.

 

 

Avec la voix inimitable de Claude Rich :

 

 


 

L’article suivant a été diffusé sur francearchives.fr.

 


 

Le « soleil » d’Austerlitz ou la bataille des trois Empereurs

Le 2 décembre 1805, au petit matin, quand le brouillard qui entourait le plateau de Pratzen se dissipa et quand parut dans le ciel dégagé un soleil éclatant, « Napoléon, raconte Tolstoï dans La guerre et la paix, comme s’il n’avait attendu que ce moment, déganta une de ses belles mains blanches, fit de son gant un geste aux maréchaux et donna l’ordre d’engager la bataille. Les maréchaux et leurs aides de camp galopèrent dans différentes directions et, au bout de quelques minutes, les forces principales de l’armée française se -portèrent rapidement vers le plateau de Pratzen que les troupes russes abandonnaient de plus en plus pour gagner vers la gauche le ravin. »

 

Ainsi débuta, le jour anniversaire du sacre, la plus belle des batailles livrées par Napoléon. En face, sur le plateau de Pratzen, les deux autres Empereurs : l’Autrichien et le Russe, François II et Alexandre Ier, alliés contre la France. Malgré l’éclatante victoire d’Ulm en octobre et son entrée dans Vienne le 14 novembre, Napoléon n’était pas dans une position favorable.

Assurément il avait déjà reconnu le terrain le 21 novembre et annoncé à ses aides de camp et à ses officiers d’ordonnance : « Jeunes gens, étudiez bien ce terrain, nous nous y battrons. » Certes tous les maréchaux, ou presque, étaient là : Ney, Soult, Davout, Lannes, Bernadotte, Murat… et il disposait d’une armée bien entraînée au camp de Boulogne.

Mais l’ennemi était dans une position dominante et inexpugnable, occupant le plateau de Pratzen et disposant d’un avantage numérique qui risquait de se renforcer si l’archiduc Charles arrivait à temps.

En revanche, Napoléon était loin de ses bases et manœuvrait en pays ennemi. Une défaite deviendrait un désastre.

Le plan de Napoléon était simple, marqué de l’avis unanime du sceau du génie. Il s’agissait d’acculer l’ennemi à la faute en faisant soi-même une faute.

Napoléon dégarnit de façon en apparence absurde son aile droite confiée à Davout pour inciter l’ennemi à descendre du plateau de Pratzen pour enfoncer les Français et les encercler. Pour attaquer Davout, les forces austro-russes devaient abandonner leur système défensif et, le temps de descendre, présenter le flanc à un assaut français. Koutousov, étonné par la faute grossière commise par Napoléon affaiblissant son aile droite, devina la ruse mais ne fut pas écouté.

Pour précipiter le mouvement ennemi, Napoléon feignit de préparer un repli, incitant ainsi les deux Empereurs à attaquer rapidement. Dans la nuit qui précéda la bataille, la Grande Armée célébra la veille de l’anniversaire du sacre en allumant partout des feux et en multipliant les vivats. « C’est la plus belle soirée de ma vie », déclara Napoléon.

Au matin du 2 décembre, Napoléon découvrit l’erreur ennemie. Davout était prêt à subir le choc et s’acquitta parfaitement de sa mission. Napoléon fit alors attaquer par Soult le plateau de Pratzen où l’adversaire en mouvement n’était pas préparé à cette attaque et fut taillé en pièces. De leur côté Lannes et Murat, sur l’aile gauche, enfonçaient Bagration.

Coignet raconte :

« Les tambours répétaient :
Rantanplan, ran,
On va leur percer le flanc,
Que nous allons rire !

Du premier choc, vos vaillants soldats enfoncèrent la première ligne et nous, que l’Empereur fit monter derrière les soldats, enfonçâmes la seconde ligne. Nous perçâmes le centre de leur armée et nous fûmes maîtres du plateau de Pratzen et on leur fit deux armées. »

La retraite russe se transforma en catastrophe. Citons encore Coignet :

« Les Russes ne pouvant pas passer sur la chaussée des étangs qui était encombrée, il leur fallut passer sur l’étang de gauche, en face de nous, et l’Empereur qui s’aperçut de suite de leur embarras fait descendre son artillerie. Et nos canonniers se mettent en batterie, et les Russes passaient en colonnes sur la glace. Et voilà les boulets et les obus qui tombent sur la glace qui périt sous cette masse de Russes qui se voient forcés de prendre un bain à la glace le 2 décembre ! Et toutes les troupes tapaient des mains, et notre Napoléon se vengeait sur sa tabatière. »

La bataille coûta aux Austro-Russes 15 000 tués ou blessés. La Grande Armée fit 30 000 prisonniers. Les Alliés perdirent une grande partie de leur artillerie sur les étangs dont la glace rompit pour diverses raisons. Côté français on déplora 1 305 tués et 6 940 blessés. L’empereur François II demanda un armistice qui lui fut accordé.

Les conséquences européennes de la bataille d’Austerlitz furent énormes. Elle porta un coup fatal au Saint Empire Romain Germanique qui s’effaça devant une Confédération du Rhin que dominait Napoléon. Deux frères de l’Empereur devenaient souverains en Europe : Louis à Amsterdam et Joseph à Naples où il se substituait aux Bourbons.

Le 3 décembre, Napoléon dictait sa fameuse proclamation à la Grande Armée :

« Soldats, je suis content de vous … Vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire … Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire : J’étais à la bataille d’Austerlitz pour que l’on vous réponde : Voilà un brave ! »

 


 

La bataille est décortiquée plus en profondeur sur le blog Napoléon & Empire.

 

Ici, on est fiers de la France

 






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38 Commentaires

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  • #3073012
    Le 2 décembre 2022 à 18:45 par SR.F
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Napoléon était un immigrationniste ,un globaliste ,un internationaliste il faut bien cela pour contrer l’Angleterre sur son terrain.
    La France avant la révolution était la troisième puissance,mais grâce à Napoléon Bonaparte l’Angleterre l’est devenu et la France est devenue son vassal.
    Napoléon avec l’aide de la maçonnerie a crée la fumeuse escroquerie de l’égyptologie et l’Angleterre repris le flambeau.

    Il faut voir au delà des livres d’histoire au delà des historiens pour ne pas se faire gruger.
    Napoléon a fait une partie de la gloire militaire dans l’Histoire certes mais stratégiquement parlant c’était un médiocre comparé à Louis XIV.
    Autrement dit tout ce qu’a acquis Napoléon il les a perdu en moins de 10 ans alors ce qu’a acquis Louis XIV sont toujours attaché à la Gaule.
    Comparé Napoléon Bonaparte à Louis XIV le roi soleil ,il mérite son surnom de Napoléon le nain.

    LOUIS XIV LE ROI SOLEIL

     

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    • #3073246
      Le Décembre 2022 à 07:14 par Bisimilaye
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      Oui, une sorte de Mitterrand qui laissa la France les caisses vides alors que louis 13 et Richelieu les lui avaient laissé pleines.... Révise ton histoire !

       
    • #3073251
      Le Décembre 2022 à 07:24 par PL
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      @ SR.F : " La France avant la révolution était la troisième puissance "

      La France avant 1789 était la première puissance du monde, largement, et dans tous les domaines, la plus avancée scientifiquement, techniquement, industriellement, agricolement, et surtout socialement, la plus admirée dans les lettres, les arts, l’architecture, la musique, la chanson, la cuisine, la mode, l’art et la douceur de vivre, etc..

      Napoléon était un noble formé comme officier dans un collège militaire royal, et qui a fait une école d’application en artillerie. Sans la révolution, il serait devenu maréchal de France, il avait du génie.

      C’est Louis XVI qui est le premier responsable de la révolution, parce qu’il était le roi : il a été trop faible, la 14 Juille 1789 la Bastille aurait dû être remplie de prisonniers, notamment le Duc d’Orléans et les principaux meneurs qui étaient connus. Il aurait dû interdire la Garde Nationale et jetter Lafayette en prison en attendant son exécution.

      Napoléon a ramassé la couronne royale dans le caniveau, il a mis fin à la guerre civile, et il a restauré presque toutes les institutions royales détruites par la Révolution : droit civil, pénal et administratif, tribunaux, enseignement, écoles de droit, de médecine, d’ingénieurs, d’agronomie, de vétérinaires, universités, Conseil d’État, Ponts et Chaussée, Eaux et Forêts, armée, Ordre de Saint-Louis (devenu Légion d’honneur, avec son collège de filles), Monnaie d’or (Franc germinal), Code de commece et chambres de commerce, église de France, séminaires, diocèses, paroisses, ordres religieux, Assistance publique, pseudo-noblesse,..

       
    • #3073311
      Le Décembre 2022 à 10:08 par Olivier
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      Il aurait fallu un Louis XIV en 1789 et un Louis XVI en 1656 et un capétien en 1939. Louis XIV était plus apte à gérer les crises et á mettre la noblesse frondeuse et les puissants à la raison. Louis XVI avait fait de la France la plus grande puissance (on avait même une marine supérieure à celle des godons). L’empereur d’Annam ne s’y était pas trompé qui avait fait appel à la France pour l’aider face à la Chine. Napoléon s’était inspiré de Maupeou garde des sceaux de Louis XV pour ses réformes.. La royauté fut grande, la république est un poison, l’empire ne fut pas le pire.

       
    • #3074252
      Le Décembre 2022 à 06:10 par Kal
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      Napoléon, c’est une épopée romantique qui fait rêver le monde entier...sauf les Français. Tu ne fais pas exception Camarade !

       
  • #3073013
    Le 2 décembre 2022 à 18:46 par Albe
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Sans oublier la bataille d’Iéna, le 14 Octobre 1806 !, qui donna naissance à ce film hors du commun [Octobre Bleu Prusse] (https://vimeo.com/ondemand/octobreb...)qui réunit ces 3 contemporains dont le génie s’applique à des espaces si différents ! Ludwig van Beethoven (le domaine du Sensible), Georg Hegel (le domaine de l’Intelligible) et Napoléon Bonaparte (le domaine du Stratégique) . Recevez, à l’appui, une des plus actuelles et des plus stratégiques citations de Napoléon Bonaparte : "n’interrompez jamais un ennemi en train de commettre une erreur !"...

     

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    • #3073208
      Le Décembre 2022 à 04:22 par anonyme
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      "n’interrompez jamais un ennemi en train de commettre une erreur !". C’est bien pour ça que l’Angleterre a laissé ce guignol ravager l’Europe et affaiblir le saint empire romain germanique, sans jamais livrer une bataille contre les anglais ! Nabot Léon devrait avoir des statues et des rues partout en Angleterre !

       
  • #3073020
    Le 2 décembre 2022 à 18:51 par Kal
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Bah, pour l’importance que porte Macron à la culture, Austerlitz c’est le nom d’une gare...

     

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    • #3073242
      Le Décembre 2022 à 07:02 par Bisimilaye
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      "il n’y a pas de culture française"
      "je ne sais pas ce qu’était l’art français"

      E. Macron, élu et réellu par 17% des français

      (c’est la democraSSie à nous)

       
    • #3073244
      Le Décembre 2022 à 07:09 par Bisimilaye
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      "une gare c’est un lieu où des gens qui ont réussi croisent des gens qui ne sont rien"

      E. Macron, président de la République.

       
  • #3073042
    Le 2 décembre 2022 à 19:38 par Naze
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Je me souviens avoir joué à un war game sur carte représentant la bataille d’Austerlitz et j’avais les Austro-Russes. Le terrain et la position des troupes incite réellement à attaquer les villages de Tellnitz et Sokolnitz faiblement défendus pour prendre Vienne et couper les arrières des Français. Les troupes énormes des Alliés ne peuvent déboucher et se retrouvent comme un fort jet d’eau bouché par un simple doigt. Napoléon avait bien reconnu le terrain ! Une fois le Pratzen conquis, c’était fini !

    La seule façon de gagner la Bataille pour Alexandre était de se retrancher sur la hauteur de Pratzen et de n’en pas bouger.

    Ces war games sont très bien faits, et là on se rend compte que la guerre de 1870 contre les Prussiens, par exemple, étaient de la trahison pure de la part des Bazaine et consors F.M ?, Evidemment. Il n’était pas difficile de faire mieux que les Généraux de l’epoque...

     

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    • #3073232
      Le Décembre 2022 à 06:43 par Bisimilaye
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      ... sans oublier le criminel nabot Adolf Thiers.

       
    • #3073235
      Le Décembre 2022 à 06:52 par Bisimilaye
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      Le nabot empecha Gambetta d’intervenir pour stopper la progression allemande , il fallait que la France perde pour qu’il puisse devenir président du conseil..

       
  • #3073127
    Le 2 décembre 2022 à 21:44 par JL29
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Je n’aime pas Napoléon et sa grande armée, par contre j’aime Beethoven et ses grandes symphonies, parfois j’aime la France, parfois l’Allemagne a raison.

     

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  • #3073146
    Le 2 décembre 2022 à 22:23 par rougette
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Je ne comprendrais jamais les utilités de la guerre, sauf à faire crever les pauvres pour enrichir les riches. J’ai traversé bien des villages, leurs monuments aux Morts pour la Patrie m’ont toujours impressionnée. Des fratries entières décimées, des familles endeuillées sans même comprendre pourquoi. Et ça dure et ça dure... Je me souviens d’une "performance" comme ils disent, où des enfants gambadaient sur les tombes vides des soldats de Verdun. C’était lourd d’une infinie tristesse. J’imagine la satisfaction des parents hors caméra... pathétique !

     

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  • #3073207
    Le 3 décembre 2022 à 04:16 par anonyme
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Nabot Léon fût le meilleur agent anglais de l’histoire ! Sans jamais batailler contre les rosbifs il a affaibli l’Europe et vendu une bouchée de pain l’amérique française aux anglo-saxons ! Cocurico !

     

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    • #3073300
      Le Décembre 2022 à 09:48 par Itohan
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      Napoléon à Metternich : " Je suis riche d’une rente de 30 000 soldats par mois " . Cela signifiait qu’il pouvait, vu la natalité française, faire tuer 1000 soldats français par jour, comme en 14-18 . Quel salaud . A Elisa qui lui demandait s’il ne craignait pas que les Français se révoltent contre sa tyrannie : " Je les saignerai tellement à blanc qu’ils n’auront plus la force de se révolter " . Savez vous ce que cette putain de reine Hortense, la fille de Joséphine, écrivait à son bâtard Louis-Napoléon ? " Le même peuple peut se faire prendre deux fois au même lacet ". Voilà ce que ces ordures pensaient de nous .

       
  • #3073275
    Le 3 décembre 2022 à 08:42 par Fredrich
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Franchement, il faut arrêter d’idolâtrer le petit corse, il a simplement parachevé l’œuvre de destruction de la république, un très bon tacticien c’est sur rien à dire la dessus, attention pas un stratège, les stratèges ne fondent pas des empires qui durent 12 ans, n’anéantissent pas leurs armées et ne mènent pas leurs nations à la faillite et à la ruine. Donc c’est quoi son bilan, des centaines de milliers de Français et d’Européens morts, un code civil qui n’est que le prélude du transhumanisme et quelques batailles franchement "badasses", c’est un peu l’inventeur du concept de "start up nation", la sienne aura durée moins de quinze ans....

     

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    • #3074141
      Le Décembre 2022 à 20:18 par PL
      2 décembre 1805... Austerlitz !

      C’est tout le contraire.

      Napoléon a ramassé la couronne royale dans le caniveau, il a mis fin à la guerre civile, et il a restauré presque toutes les institutions royales détruites par la Révolution : droit civil, pénal et administratif, tribunaux, enseignement, écoles de droit, de médecine, d’ingénieurs, d’agronomie, de vétérinaires, universités, Conseil d’État, Ponts et Chaussée, Eaux et Forêts, armée, Ordre de Saint-Louis (devenu Légion d’honneur, avec son collège de filles), Monnaie d’or (Franc germinal), Code de commece et chambres de commerce, église de France, séminaires, diocèses, paroisses, ordres religieux, Assistance publique, et une pseudo-noblesse faute de pouvoir faire mieux.

      Sans cette restauration des institutions, aucune restauration royale n’aurait été possible.

      Napoléon était un noble formé comme officier dans un collège militaire royal, et qui a fait une école d’application en artillerie. Sans la révolution, il serait devenu maréchal de France, pour son génie militaire, puis premier ministre pour son génie de l’administration.

       
  • #3073353
    Le 3 décembre 2022 à 11:12 par !
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Bataille au prestige surfait et finalement inutile, puisque les « Alliés » de l’époque gagnèrent le guerre contre la France. Ne pas oublier que tout l’épopée Napoléonienne faillit démembrer le pays, au traité de Paris de 1815…

     

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  • #3073722
    Le 3 décembre 2022 à 22:16 par Pelagia
    2 décembre 1805... Austerlitz !

    Je lis tous ces commentaires négatifs à l’égard de Napoléon et je les comprends. Pourtant, même si je ne suis pas bonapartiste il faut dire qu’il est trop facile de juger négativement l’ensemble en connaissant maintenant le résultat 200 ans plus tard. Ce n’est pas pour ce résultat que se battait Napoléon, lui il se battait pour gagner. Ce qu’il faut lui reprocher c’est qu’il a déguisé de liberté et de grandeur ce qui en lui était en réalité une résignation à la fatalité : pour lui les destins du monde allaient être maçonniques qu’on le veuille ou pas. Le siècle antérieur à Napoléon avait été témoin de la fondation de la banque d’Angleterre (1694), du Royaume-Uni (1707) et de la loge de Londres (1717). Ce siècle écoulé fait comprendre à Napoléon que sur leur île les Anglais se sont déjà donné les moyens d’un projet de domination assurée à long terme. C’est pourquoi au lieu de se constituer royaliste et traditionnaliste, il fait le choix de la modernité. Il se place ainsi dans la continuité de la révolution française, justement parce que la révolution est le moment fondateur de la domination maçonique à la française et que si des armées françaises parviennent à dominer sur le continent de Gibraltar jusqu’à l’Oural, le danger anglais aura été conjuré. Il a fait comme Hitler, il a tenté le tout pour le tout... et il a perdu, mais au moins Hitler n’avait pas commis l’erreur de se faire avoir ni par la finance ni par les réseaux des sociétés secrètes.

     

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